La ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, a annoncé mercredi 22 juillet 2026 qu’elle «présenterai[t]» sa «démission au Président de la République aujourd’hui», après l’adoption définitive par le Parlement d’une mesure controversée sur les pesticides à laquelle elle s’opposait, dans le cadre de la loi d'urgence agricole.
Le Parlement a entériné mardi le projet de loi d’urgence agricole du gouvernement, qui comporte notamment la réintroduction, à titre dérogatoire, de certains pesticides autorisés dans l’UE mais interdits en France. Le texte prévoit la possibilité donnée à l’Agence de sécurité sanitaire (Anses) de réintroduire sous condition l’acétamipride et le flupyradifurone pour une poignée de filières en difficulté, dont celles des noisettes et de la betterave. Ce qui avait provoqué de vives tensions au Parlement, quelques fractures au sein de la majorité et la potentielle démission de la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut.
« Contrairement aux engagements qui m’avaient été donnés, le gouvernement a empêché le débat autour de la suppression de cette mesure, pourtant souhaitée également par les députés », écrit-elle, au lendemain du vote, dans un message publié sur LinkedIn, estimant que « ce revirement constitue […] le recul environnemental de trop ».
Le gouvernement a refusé les amendements pour retirer la réintroduction des pesticides en question
« En 2016, la France a fait le choix d’interdire l’acétamipride au nom du principe de précaution, sur la base des expertises scientifiques disponibles […]. Dix ans plus tard, loin d’avoir dissipé les inquiétudes, les études scientifiques continuent d’alimenter les doutes sur ses effets pour la santé humaine et l’environnement », fustige Monique Barbut. « Dans ces conditions, le principe de précaution n’a rien perdu de sa pertinence : il s’impose plus que jamais », ajoute-t-elle. Un an après la forte mobilisation citoyenne contre la loi Duplomb, qui prévoyait le retour de l’acétamipride avant une censure du Conseil constitutionnel, la résurgence de cette option sème toujours la controverse. Des députés du camp gouvernemental avaient suggéré lundi à l’exécutif de la faire retirer par amendement, ce que le gouvernement a refusé.
Diplômée de l’Institut des hautes études internationales de l’université Panthéon-Assas, Monique Barbut a été présidente de l’ONG environnementale WWF France, après avoir occupé le poste de secrétaire exécutive de la Convention des Nations unies (ONU) sur la lutte contre la désertification. « La politique n’est pas mon monde, et si c’est cela dont il s’agit, elle ne le sera définitivement pas », fait savoir Monique Barbut, qui avait déjà mis sa démission en jeu en janvier avant de gagner l’arbitrage gouvernemental concernant la réintroduction des projets de recherche d’hydrocarbures dans certains territoires ultramarins. Sur les budgets alloués à son ministère, Mme Barbut, connue pour son franc-parler, avait également menacé de partir. « Moi, ce que je veux, ce sont de vrais budgets pour l’adaptation et le Fonds vert », avait-elle répété. Sans éviter de nouvelles coupes, elle a obtenu le maintien d’un niveau de financement qu’elle jugeait nécessaire.
Le Parlement a entériné mardi le projet de loi d’urgence agricole du gouvernement, qui comporte notamment la réintroduction, à titre dérogatoire, de certains pesticides autorisés dans l’UE mais interdits en France. Le texte prévoit la possibilité donnée à l’Agence de sécurité sanitaire (Anses) de réintroduire sous condition l’acétamipride et le flupyradifurone pour une poignée de filières en difficulté, dont celles des noisettes et de la betterave. Ce qui avait provoqué de vives tensions au Parlement, quelques fractures au sein de la majorité et la potentielle démission de la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut.
« Contrairement aux engagements qui m’avaient été donnés, le gouvernement a empêché le débat autour de la suppression de cette mesure, pourtant souhaitée également par les députés », écrit-elle, au lendemain du vote, dans un message publié sur LinkedIn, estimant que « ce revirement constitue […] le recul environnemental de trop ».
Le gouvernement a refusé les amendements pour retirer la réintroduction des pesticides en question
« En 2016, la France a fait le choix d’interdire l’acétamipride au nom du principe de précaution, sur la base des expertises scientifiques disponibles […]. Dix ans plus tard, loin d’avoir dissipé les inquiétudes, les études scientifiques continuent d’alimenter les doutes sur ses effets pour la santé humaine et l’environnement », fustige Monique Barbut. « Dans ces conditions, le principe de précaution n’a rien perdu de sa pertinence : il s’impose plus que jamais », ajoute-t-elle. Un an après la forte mobilisation citoyenne contre la loi Duplomb, qui prévoyait le retour de l’acétamipride avant une censure du Conseil constitutionnel, la résurgence de cette option sème toujours la controverse. Des députés du camp gouvernemental avaient suggéré lundi à l’exécutif de la faire retirer par amendement, ce que le gouvernement a refusé.
Diplômée de l’Institut des hautes études internationales de l’université Panthéon-Assas, Monique Barbut a été présidente de l’ONG environnementale WWF France, après avoir occupé le poste de secrétaire exécutive de la Convention des Nations unies (ONU) sur la lutte contre la désertification. « La politique n’est pas mon monde, et si c’est cela dont il s’agit, elle ne le sera définitivement pas », fait savoir Monique Barbut, qui avait déjà mis sa démission en jeu en janvier avant de gagner l’arbitrage gouvernemental concernant la réintroduction des projets de recherche d’hydrocarbures dans certains territoires ultramarins. Sur les budgets alloués à son ministère, Mme Barbut, connue pour son franc-parler, avait également menacé de partir. « Moi, ce que je veux, ce sont de vrais budgets pour l’adaptation et le Fonds vert », avait-elle répété. Sans éviter de nouvelles coupes, elle a obtenu le maintien d’un niveau de financement qu’elle jugeait nécessaire.
Autres articles
-
Midterms 2026 : "Trump est prêt à tout pour prendre le contrôle du processus électoral"
-
Un haka sur la plus belle avenue du monde!
-
Séismes au Venezuela: plus de 5 000 morts selon le dernier bilan, le FMI débloque des fonds pour la reconstruction
-
Escalade États-Unis-Iran : le chef de l'ONU condamne les attaques « inacceptables » visant les infrastructures civiles
-
France : l'Assemblée nationale adopte définitivement la loi sur l'aide à mourir




Midterms 2026 : "Trump est prêt à tout pour prendre le contrôle du processus électoral"


