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La styliste française Séraphine vend ses robes tous azimuts grâce à Kate

La duchesse de Cambridge a porté des robes fabriquées par la marque française de vêtements de grossesse Séraphine. Une aubaine pour la styliste installée à Londres.



La styliste française Séraphine vend ses robes tous azimuts grâce à Kate

Quand Kate porte une robe, le stock ne tient pas longtemps. Il aura vécu trois heures, pour la robe à fleurs que la duchesse de Cambridge a portée juste après son accouchement. Il y avait 150 modèles de cette tenue... made in France. La robe a en effet été confectionnée par la société française Séraphine, dont la créatrice Cécile Reinaud est installée à Londres depuis une dizaine d'années, et qui vend des vêtements pour les femmes enceintes.

Elle a d'ailleurs habillé Kate Middleton à plusieurs reprises durant sa grossesse. Depuis les apparitions remarquées de la duchesse, les ventes ont décollé. Au total, la princesse aurait passé commande d'une douzaine de robes ces dernières semaines. Une aubaine pour la marque. La fondatrice, Cécile Reinaud, précise en effet que «globalement nos ventes ont bondi de 60% ces dernières semaines. C'est le début d'un phénomène: alors qu'on avait jamais réussi à pénétrer le Japon, tout à coup, on vient nous chercher depuis là-bas». L'entrepreneuse française qui a monté sa boutique il y a une dizaine d'années à Londres prévoit ainsi un chiffre d'affaires de 8 millions de livres (environ 10 millions d'euros) cette année, contre 6 millions de livres l'an passé.

La marque sait aussi tirer profit de la situation: sur son site Internet, le groupe Séraphine présente la dernière robe en question, à 50 livres (57,90 euros), sous toutes ses coutures, tout en précisant lisiblement que le modèle «a été porté par Kate Middleton». Le tissu fleuri est en rupture de stock, ne manque pas de préciser la marque: «En raison d'une forte demande pour ce modèle, la livraison ne pourra pas intervenir avant quatre semaines», mais il en reste en bleu marine et rose à 46 livres (53,30 euros). Sur le site Internet de la marque, aucun modèle de robe (excepté la gamme luxe) ne dépasse 100 euros.

Un succès bien orchestré

La marque a aussi su surfer sur la vague du suspense lié à la grossesse de Kate Middleton pour accroître sa notoriété. «Is it a girl? Is it a boy?», a interrogé la marque sur les bus londoniens durant toute la première quinzaine du mois de juillet. Une opération promotionnelle choc doublée d'une collection dessinée pour plaire à la duchesse de Cambridge. La marque a choisi une mannequin «brune, qui pourrait faire partie de la famille Middleton. On a un mélange entre Kate et sa sœur, Pippa. Et cette image classique, vraiment luxueuse, on l'a beaucoup plus développée peut-être que sur d'autres saisons pour lui plaire», reconnaissait récemment Cécile Reinaud. Le groupe a en outre multiplié les allusions à la grossesse de la duchesse comme ce jeu où le groupe a proposé de gagner 1000 livres de bons cadeaux  à celui ou celle qui devinerait le prénom du bébé. Lesutilisatrices de Facebook  pouvaient également gagner 100 euros de vêtements Séraphine le jour de la naissance du «royal baby», à condition que ces dernières précisent quelles robes elles ont l'intention d'acheter avec cette somme - certaines des robes portées par la duchesse durant sa grossesse étaient suggérées…

La duchesse n'est pas la seule star à porter les robes de la marque française. L'ex-Miss France Élodie Gossuin, les actrices Jessica Alba et Halle Berry ou encore les journalistes Louise Ekland et Natacha Polony se sont illustrées avec des tenues fabriquées par la marque française spécialisée.

Le succès outre-Manche de la marque française devrait la maintenir encore quelque temps à l'écart de son pays natal. De fait, si les modèles de Séraphine sont vendus en France, entre autres aux Galeries Lafayette, à Paris, la créatrice Cécile Reinaud confiait récemment à L'Opinion  : «Je travaille aujourd'hui avec cinquante employés, mais je ne sais pas si j'aurais eu le courage d'en avoir autant en France (…) côté administratif: le rapport entre les papiers que je dois remplir pour John Lewis/Peter Jones et les Galeries Lafayette est de un à dix.» Les Londoniennes peuvent être rassurées.

Mais inutile d'être basé en Grande-Bretagne pour être choisie par la Couronne britannique. La maison française Sophie Hallette, basée à Caudry dans le nord de la France, avait en effet tissé les dentelles de la robe de mariée de Kate Middleton.


figaro.fr

Lundi 29 Juillet 2013 - 17:15



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