Près de 4,3 millions de personnes, soit 1/6 de la population du Cameroun, ont aujourd’hui besoin d’une assistance ; 1,3 million sont déplacées, soit huit fois plus que l’an passé. Pour différentes raisons, le pays connaît plusieurs très graves crises humanitaires, très largement ignorées.
Si le Conseil de sécurité a lui-même mis du temps à les mettre à son agenda, il s’est finalement penché lundi sur une situation qui empire depuis 2017. Mais cela n’a pas plu à tout le monde : l’ambassadeur du Cameroun a estimé qu’on cherchait « des poux dans la tête » de son pays, et même dénoncé les larmes feintes de certains.
Il a aussi sous-entendu qu’il y aurait une volonté d’interventionnisme de certains, analyse qu’a semblé partager la Guinée équatoriale, qui a souhaité que la « crise humanitaire ne soit pas politisée ».
Chine et Russie ont elles aussi prévenu des risques d’ingérence si l’on se penchait trop sur les problèmes politiques du Cameroun. Pourtant, si les régions anglophones du pays subissent la crise la plus grave, c’est bien à cause du conflit violent entre gouvernement et séparatistes.
La réunion du jour devait seulement traiter de la « crise humanitaire », mais certains ont prévenu que l’aspect politique ne pourrait pas être éludé éternellement.
Si le Conseil de sécurité a lui-même mis du temps à les mettre à son agenda, il s’est finalement penché lundi sur une situation qui empire depuis 2017. Mais cela n’a pas plu à tout le monde : l’ambassadeur du Cameroun a estimé qu’on cherchait « des poux dans la tête » de son pays, et même dénoncé les larmes feintes de certains.
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