Sur le comptoir, un prospectus : « Ne prenez pas le volant avec de l’alcool dans le sang ». À la sortie du Pili Pili, institution de la vie nocturne dans la capitale rwandaise, trois jeunes hommes, vêtus de T-shirts mentionnant « chauffeur prudent », proposent aux clients de conduire leur voiture jusqu’à chez eux pour seulement 5 000 francs rwandais. Un nouveau service mis en place par le propriétaire du Pili Pili, Rudy Ghirini.
« Quand il y a eu le renforcement [de la loi contre] l’alcoolémie au volant, on s’est dit que les gens ne s’étaient pas encore organisés, ils n’avaient pas encore connu un truc aussi sévère, explique-t-il. Leur proposer ce service, c’est un peu les accompagner le temps qu’ils s’organisent eux-mêmes. »
Pour les jeunes chauffeurs, c’est une aubaine : les clients sont nombreux. Honesphore salue les mesures des autorités. « C’est une bonne initiative parce que, avant, il y avait beaucoup d’accidents. Maintenant, ça a beaucoup diminué. »
Patrick, qui sirote sa seule bière de la soirée, est moins enthousiaste. Comme beaucoup de ses amis, il a dû changer ses habitudes. « Je connais beaucoup de gens qui ont engagé des chauffeurs pour le week-end, par exemple. D'autres qui laissent leur voiture dans le parking du bar s'ils ont bu plus d'une grande bouteille de bière. Moi, j'ai failli être arrêté, donc depuis, j'essaye de me limiter. Ce soir, j'aurai garé la voiture à la maison avant 22h… »
Depuis le lancement de cette campagne sécuritaire, il y a un peu plus de deux mois, la police indique avoir procédé à des arrestations sans en préciser le nombre. Elle assure que les accidents mortels ont diminué de 26%.
« Quand il y a eu le renforcement [de la loi contre] l’alcoolémie au volant, on s’est dit que les gens ne s’étaient pas encore organisés, ils n’avaient pas encore connu un truc aussi sévère, explique-t-il. Leur proposer ce service, c’est un peu les accompagner le temps qu’ils s’organisent eux-mêmes. »
Pour les jeunes chauffeurs, c’est une aubaine : les clients sont nombreux. Honesphore salue les mesures des autorités. « C’est une bonne initiative parce que, avant, il y avait beaucoup d’accidents. Maintenant, ça a beaucoup diminué. »
Patrick, qui sirote sa seule bière de la soirée, est moins enthousiaste. Comme beaucoup de ses amis, il a dû changer ses habitudes. « Je connais beaucoup de gens qui ont engagé des chauffeurs pour le week-end, par exemple. D'autres qui laissent leur voiture dans le parking du bar s'ils ont bu plus d'une grande bouteille de bière. Moi, j'ai failli être arrêté, donc depuis, j'essaye de me limiter. Ce soir, j'aurai garé la voiture à la maison avant 22h… »
Depuis le lancement de cette campagne sécuritaire, il y a un peu plus de deux mois, la police indique avoir procédé à des arrestations sans en préciser le nombre. Elle assure que les accidents mortels ont diminué de 26%.
Autres articles
-
Ebola en RDC: en première ligne face à l'épidémie, le personnel médical paie un lourd tribut
-
RDC, Ouganda, Soudan du Sud: le Canada suspend ses visas d’entrée en raison d’Ebola, à 15 jours du Mondial
-
En Afrique du Sud, des centaines de Ghanéens fuient le pays face aux tensions xénophobes
-
Bénin: quatre militaires tués dans des attaques à la frontière avec le Burkina Faso
-
Soudan: les Émirats arabes unis accusés d'avoir envoyé des mercenaires colombiens en soutien aux FSR





Ebola en RDC: en première ligne face à l'épidémie, le personnel médical paie un lourd tribut


