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Le Terrorisme, sujet accrocheur... Par Mouhamadou Lamine Bara LO



J’ai écouté l’émission du capitaine DIEYE. Une
Belle émission. Un exposé intéressant sur ce qui lui semble être un des maux de l’armée Sénégalaise.

Je partage entièrement son discours sur la nécessité d’éviter les extrêmes et de protéger les institutions qui nous permettent de (bien) vivre en communauté.

Il a mis un accent particulier sur la menace terroriste ou les forces occultes qui menaceraient le Sénégal. Il a, à mon avis, surfé sur des lieux communs sur un sujet inhabituel de l’agenda médiatique (heureusement).

Le Sénégal sous menace terroriste ? Ce n’est pas une nouvelle. Toute l’Afrique de l’Ouest est sous menace terroriste. Il suffit d’analyser l’évolution des aires du terrorisme dans le Sahel depuis 2012, son ancrage local et son hybridation avec d’autres menaces pour s’en convaincre. 

Il faut également reconnaître et féliciter les efforts de l’Etat du Sénégal pour prévenir et se protéger de cette menace insidieuse. Le Président Macky SALL et les hiérarchies des Forces de Défense et de Sécurité ont compris les enjeux sécuritaires et ont multiplié les efforts depuis 2012.

« Le ministre de l’intérieur n’est pas dans l’information, il est dans le renseignement » selon le capitaine. Il faudrait plutôt dire qu’il est dans les deux et selon les audiences. Dans sa sortie, le ministre de l’intérieur, au-delà de l’information, a fait dans la communication. Le gouvernement avait tout simplement adopté une stratégie de projet latéral dans cette communication de crise.

D’un autre côté, il est limite s’expliquer le déploiement de l’armée par la présence de forces occultes. Ce que le Capitaine sait, mieux que nous autres profanes, est qu’une menace est toujours à qualifier et à caractériser.  Une menace terroriste (occulte) n’est pas forcément une « menace de nature militaire ». Le déploiement de l’armée peut se comprendre par la nécessité de venir en appoint aux forces de police pour sécuriser les « points sensibles » après les débordements observés lors des premiers jours de manifestations et le risque d’escalade. La menace évoquée est prise en charge par un dispositif qui n’a pas pour premier recours les « unités combattantes » de l’armée déployées dans la capitale. Il y’a des textes officiels et publiés.

Enfin, dans une perspective de répétition pédagogique, le Sénégal a toujours été menacé d’ingérence (et de subversion) et pour diverses raisons. Les structures chargées de là contre-ingérence ont toujours effectué un travail remarquable et s’inscrivent, encore de manière patriotique et républicaine, dans cette dynamique. 

La responsabilité, pour les autorités politiques auxquelles les forces de défense et de sécurité sont soumises, est d’éviter la survenue de tensions politiques pouvant mettre une pression inutile sur l’architecture sécuritaire nationale.

Par Mouhamadou Lamine Bara LO

AYOBA FAYE

Mardi 16 Mars 2021 - 13:52


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