Le bilan des crues dévastatrices survenues à la frontière entre le Népal et la Chine s’est alourdi à 97 morts, ont annoncé mercredi les autorités népalaises. Au moins 384 touristes et voyageurs sont portés disparus, ainsi que plusieurs soldats et policiers.
Shailendra Thapa, porte-parole de la police armée népalaise, a indiqué que les secouristes avaient retrouvé 97 corps et sauvé 54 personnes dans les zones sinistrées.
Présentant la situation devant le Parlement, le ministre népalais des Affaires étrangères, Sishir Khanal, a précisé que des fonctionnaires, des militaires et des policiers figuraient parmi les personnes portées disparues. Leurs casernes ont été emportées par les eaux.
L’Office du tourisme du Népal a annoncé séparément avoir recensé 384 personnes disparues.
Les autorités « s’efforcent de vérifier où se trouvent les touristes et voyageurs présents ou en déplacement dans les zones touchées, ainsi que leur état de santé », a indiqué l’organisme.
Selon Sishir Khanal, 29 policiers et 44 soldats sont également portés disparus dans le district de Rasuwa après la destruction de leurs casernes.
D’après les premières estimations du gouvernement, au moins 19 ponts ont été emportés, 40 kilomètres de routes endommagés et 13 installations hydroélectriques touchées. Environ 200 camions ont également été emportés.
Le ministre a indiqué qu’un séisme survenu mercredi dans la zone frontalière avait provoqué une avalanche, qui aurait ensuite entraîné la rupture de lacs glaciaires dans la région chinoise du Tibet, appelée Région autonome du Xizang par Pékin.
« Les inondations ont détruit un grand nombre d’installations hydroélectriques, de bâtiments publics et d’infrastructures routières », a-t-il déclaré.
Selon l’Institut américain de géophysique (USGS), un séisme de magnitude 4,4 a frappé le village népalais de Kodari, près de la frontière avec le Tibet, à 8 h 37, heure locale (2 h 52 GMT).
D’importantes opérations de recherche et de sauvetage ont été lancées des deux côtés de la frontière.
Les personnes portées disparues sont notamment originaires du Népal, d’Inde, du Royaume-Uni, d’Afrique du Sud, d’Australie et des Pays-Bas. La nationalité de nombreuses autres personnes n’a pas encore été établie.
Huit ressortissants sud-coréens sont également sans nouvelles, tandis que dix autres restent bloqués dans les zones touchées, selon l’agence Yonhap, qui cite le ministère sud-coréen des Affaires étrangères.
Les inondations ont provoqué d’importants dégâts dans les districts népalais de Rasuwa, Dhading et Chitwan.
D’importantes opérations de secours en cours
Des équipes de la police népalaise, de la police armée et de l’armée ont été déployées dans les zones sinistrées avec des hélicoptères, des drones et des embarcations, a précisé Sishir Khanal.
L’agence de presse officielle chinoise Xinhua a rapporté qu’un glissement de terrain avait frappé les environs du port de Gyirong, un important point de passage terrestre entre les deux pays, dans la Région autonome du Xizang, au sud-ouest de la Chine.
« La catastrophe a coupé les routes menant au poste-frontière du côté chinois, ainsi que les réseaux de communication et l’alimentation électrique », a indiqué Xinhua, citant les services de gestion des urgences du comté de Gyirong, dans la ville de Xigaze.
Le président chinois Xi Jinping a ordonné de mobiliser tous les moyens disponibles pour retrouver et secourir les personnes portées disparues.
Il a également demandé l’évacuation des habitants exposés au danger et une prise en charge rapide des blessés afin de limiter le nombre de victimes.
Selon Xinhua, les autorités du Xizang ont déployé des équipes de recherche et de sauvetage. Le nombre de personnes touchées du côté chinois reste toutefois indéterminé.
À Katmandou, des places ont été libérées dans les hôpitaux publics et les établissements médicaux gérés par les forces de sécurité afin d’accueillir les blessés.
La région de Rasuwagadhi est fréquentée par les touristes qui se rendent dans le Langtang, l’une des principales destinations de randonnée du Népal. Elle constitue également un point de passage vers le mont Kailash et le lac Manasarovar, en Chine.
Le Premier ministre indien Narendra Modi a indiqué s’être entretenu avec son homologue népalais, Balendra Shah, et lui avoir présenté ses condoléances.
Dans un message publié sur la plateforme sociale américaine X, Modi a également assuré que l’Inde était prête à fournir toute l’aide humanitaire nécessaire au Népal.
« Nos équipes coordonnent étroitement les opérations de secours et d’assistance », a-t-il déclaré.
Dans l’État indien voisin du Bihar, le ministre en chef Samrat Choudhary a ordonné une surveillance permanente des digues, des patrouilles nocturnes et le renforcement des mesures de prévention dans les districts à risque.
Les habitants des zones de basse altitude ont été appelés à rejoindre rapidement des lieux plus sûrs, selon la radio publique indienne All India Radio.
Les premières analyses fournissent une explication possible à la brusque montée des eaux ayant provoqué d’importants dégâts le long des rivières Lhende et Bhotekoshi.
L’analyse d’images satellites de Planet Labs indique qu’un glissement de terrain composé de neige et de roches, survenu près de la frontière entre le Népal et la Chine, aurait déclenché une crue chargée de débris dans la rivière Lhende.
L’Autorité nationale népalaise de réduction et de gestion des risques de catastrophe poursuit toutefois ses évaluations afin de déterminer précisément les causes et l’ampleur de la catastrophe.
Avec Anadolu Agency
Shailendra Thapa, porte-parole de la police armée népalaise, a indiqué que les secouristes avaient retrouvé 97 corps et sauvé 54 personnes dans les zones sinistrées.
Présentant la situation devant le Parlement, le ministre népalais des Affaires étrangères, Sishir Khanal, a précisé que des fonctionnaires, des militaires et des policiers figuraient parmi les personnes portées disparues. Leurs casernes ont été emportées par les eaux.
L’Office du tourisme du Népal a annoncé séparément avoir recensé 384 personnes disparues.
Les autorités « s’efforcent de vérifier où se trouvent les touristes et voyageurs présents ou en déplacement dans les zones touchées, ainsi que leur état de santé », a indiqué l’organisme.
Selon Sishir Khanal, 29 policiers et 44 soldats sont également portés disparus dans le district de Rasuwa après la destruction de leurs casernes.
D’après les premières estimations du gouvernement, au moins 19 ponts ont été emportés, 40 kilomètres de routes endommagés et 13 installations hydroélectriques touchées. Environ 200 camions ont également été emportés.
Le ministre a indiqué qu’un séisme survenu mercredi dans la zone frontalière avait provoqué une avalanche, qui aurait ensuite entraîné la rupture de lacs glaciaires dans la région chinoise du Tibet, appelée Région autonome du Xizang par Pékin.
« Les inondations ont détruit un grand nombre d’installations hydroélectriques, de bâtiments publics et d’infrastructures routières », a-t-il déclaré.
Selon l’Institut américain de géophysique (USGS), un séisme de magnitude 4,4 a frappé le village népalais de Kodari, près de la frontière avec le Tibet, à 8 h 37, heure locale (2 h 52 GMT).
D’importantes opérations de recherche et de sauvetage ont été lancées des deux côtés de la frontière.
Les personnes portées disparues sont notamment originaires du Népal, d’Inde, du Royaume-Uni, d’Afrique du Sud, d’Australie et des Pays-Bas. La nationalité de nombreuses autres personnes n’a pas encore été établie.
Huit ressortissants sud-coréens sont également sans nouvelles, tandis que dix autres restent bloqués dans les zones touchées, selon l’agence Yonhap, qui cite le ministère sud-coréen des Affaires étrangères.
Les inondations ont provoqué d’importants dégâts dans les districts népalais de Rasuwa, Dhading et Chitwan.
D’importantes opérations de secours en cours
Des équipes de la police népalaise, de la police armée et de l’armée ont été déployées dans les zones sinistrées avec des hélicoptères, des drones et des embarcations, a précisé Sishir Khanal.
L’agence de presse officielle chinoise Xinhua a rapporté qu’un glissement de terrain avait frappé les environs du port de Gyirong, un important point de passage terrestre entre les deux pays, dans la Région autonome du Xizang, au sud-ouest de la Chine.
« La catastrophe a coupé les routes menant au poste-frontière du côté chinois, ainsi que les réseaux de communication et l’alimentation électrique », a indiqué Xinhua, citant les services de gestion des urgences du comté de Gyirong, dans la ville de Xigaze.
Le président chinois Xi Jinping a ordonné de mobiliser tous les moyens disponibles pour retrouver et secourir les personnes portées disparues.
Il a également demandé l’évacuation des habitants exposés au danger et une prise en charge rapide des blessés afin de limiter le nombre de victimes.
Selon Xinhua, les autorités du Xizang ont déployé des équipes de recherche et de sauvetage. Le nombre de personnes touchées du côté chinois reste toutefois indéterminé.
À Katmandou, des places ont été libérées dans les hôpitaux publics et les établissements médicaux gérés par les forces de sécurité afin d’accueillir les blessés.
La région de Rasuwagadhi est fréquentée par les touristes qui se rendent dans le Langtang, l’une des principales destinations de randonnée du Népal. Elle constitue également un point de passage vers le mont Kailash et le lac Manasarovar, en Chine.
Le Premier ministre indien Narendra Modi a indiqué s’être entretenu avec son homologue népalais, Balendra Shah, et lui avoir présenté ses condoléances.
Dans un message publié sur la plateforme sociale américaine X, Modi a également assuré que l’Inde était prête à fournir toute l’aide humanitaire nécessaire au Népal.
« Nos équipes coordonnent étroitement les opérations de secours et d’assistance », a-t-il déclaré.
Dans l’État indien voisin du Bihar, le ministre en chef Samrat Choudhary a ordonné une surveillance permanente des digues, des patrouilles nocturnes et le renforcement des mesures de prévention dans les districts à risque.
Les habitants des zones de basse altitude ont été appelés à rejoindre rapidement des lieux plus sûrs, selon la radio publique indienne All India Radio.
Les premières analyses fournissent une explication possible à la brusque montée des eaux ayant provoqué d’importants dégâts le long des rivières Lhende et Bhotekoshi.
L’analyse d’images satellites de Planet Labs indique qu’un glissement de terrain composé de neige et de roches, survenu près de la frontière entre le Népal et la Chine, aurait déclenché une crue chargée de débris dans la rivière Lhende.
L’Autorité nationale népalaise de réduction et de gestion des risques de catastrophe poursuit toutefois ses évaluations afin de déterminer précisément les causes et l’ampleur de la catastrophe.
Avec Anadolu Agency
Autres articles
-
L'Union européenne indique considérer «avec intérêt» une éventuelle candidature d’adhésion de l'Arménie
-
France: la sécheresse provoque une crise historique de la pomme de terre
-
Syrie: l'ancien grand mufti Ahmed Badreddine Hassoun, proche de Bachar el-Assad, condamné à la prison à perpétuité
-
Droits de douane américains: le Canada riposte, Donald Trump clame «Ça suffit!»
-
La dette américaine dépasse les 40 000 milliards de dollars (gouvernement)





L'Union européenne indique considérer «avec intérêt» une éventuelle candidature d’adhésion de l'Arménie


