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Le cercle des intellectuels du Mfdc demande la libération des détenus de la tuerie de Boffa Bayote

Le Cercle des Intellectuels et Universitaires du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (Mfdc), dirigé par Ahmed Apakéna Diémé, qui vit en Allemagne, exige la libération des Casamançais détenus depuis deux ans dans le cadre de la tuerie de la forêt de Boffa. Cette demande est contenue dans un document, signé par Ahmed Apakéna Diémé. Les responsables du Mfdc réclament notamment la libération de Oumar Ampoi Bodian et René Capain Bassène, respectivement chargé de mission du Mfdc et journaliste écrivain qui, selon eux, sont détenus sans preuve et sans respect de la procédure pénale sénégalaise.



Le cercle des intellectuels du Mfdc demande la libération des détenus de la tuerie de Boffa Bayote
Pour rappel, le 06 janvier 2018, un commando non identifié avait exécuté froide- ment 14 exploitants forestiers dans la forêt de Boffa Bayotte. Après une enquête rondement menée par la section de recherches de la gendarmerie nationale, plus de 20 personnes avaient été arrêtées dont Oumar Ampoi Bodian, chargé de mission du Mfdc, et le journaliste-écrivain René Capain Bassène. "Nous nous remémorons chaque année que plus de 25 Casamançais, dont notamment René Capain Bassène et Omar Ampoi Bodian, sont emprisonnés à Ziguinchor et à Dakar, suite au massacre de coupeurs de bois à Bofa, en décembre 2018. Je dois rappeler que le MFDC, le Cercle des Intellectuels et Universitaires du MFDC, avaient fermement et immédiatement condamné ce crime. Dans la foulée, pourtant, les services de sécurité du Sénégal ont arrêté plus de 20 habitants des villages environnants où le crime fut commis, ainsi que Omar Ampoi Bodian et René Capain Bassène. Depuis plus de deux ans, aucun procès n’est tenu pour établir la vérité des faits. Qui plus est, les chefs d´accusation ne s´appuient sur aucune preuve. Pis, les détenus casamançais sont victimes de tortures de tous genres et de détention arbitraire, car aucune règle en matière de délai de garde à vue ou d´inculpation n´a été respectée", indique Apakéna qui soutient que Oumar Ampoi Bodian et René Capain Bassène sont des détenus politiques.

"Ampoi Bodian et René Capain Bassene sont, à nos yeux, des détenus politiques, puisqu'aucune preuve relative à ce massacre pouvant les confondre comme détenus de droit commun n'a été fournie. D´autant plus que la conscience politique de nature nationaliste et indépendantiste d’Omar Ampoi Bodian n´a jamais été respectée. Si ce n'est la torture morale à laquelle il est soumis, y compris au prix de chantage, dont le seul but est d´exercer une pression politique sur ses frères et sœurs du MFDC en exil’’, argue Apakéna.

Qui rappelle que la cessation des poursuites judiciaires contre ses frères est un préalable pour éventuellement reprendre contact avec le gouvernement. "Dans le MFDC auquel j’appartiens bel et bien depuis 1994, au vu de ma carte de membre signée par l'Abbé Augustin Diamacoune, par l'engagement indépendantiste de mon défunt père, qui lui a valu aussi la détention arbitraire, et par ma casamancité que nul ne doit et ne peut rejeter, la libération de nos frères détenus ou la cessation des poursuites judiciaires contre tout Casamançais en lutte, ont toujours constitué, tel un principe, une condition à d'éventuels contacts formels avec l'Etat du Sénégal. Il en sera ainsi dans un éventuel processus de négociations politiques entre le MFDC et l'Etat du Sénégal. C'est dire que les dossiers de René Capain Bassène, de Omar Ampoi Bodian ainsi que des 20 ressortissant des villages environnants de Bofa, nous préoccupent au plus haut point et qu´ils pèseront sans doute dans l'acceptation d´engager des pourparlers avec les autorités du Sénégal", pose comme conditions Apakena.

Avant de lancer un appel pour une mobilisation afin d’exiger la libération de ces détenus. « Nous appelons à la mobilisation de toutes nos forces pour exiger la libération de nos détenus politiques. A défaut d’un procès équitable, dont la justice sénégalaise n’a du reste jamais été capable, tant qu’il s’agit de la Casamance, á laquelle il administre un régime d’exception, car militarisant notre territoire, qu'on les libère tous", lance t-il.
Et le responsable du Mfdc réfugié en Allemagne d’assurer que "nous nous souviendrons toujours des Casamançais persécutés, et comme le disait l'Abbé Augustin Diamacoune, les exactions contre les Casamançais d’aujourd’hui constituent les semences des luttes de demain" .

Le Témoin

AYOBA FAYE

Vendredi 20 Décembre 2019 - 09:37



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