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Les Comores touchées par la crise qui dure à Mayotte

A Moroni, on ressent les déflagrations de la crise qui dure à Mayotte depuis près d'un mois. Cette île de l'archipel des Comores, sous administration française, proteste contre une insécurité croissante et des conditions de vue déplorables qu'elle impute à l'immigration clandestine venue des Comores. Une situation que les autorités comoriennes prennent très au sérieux. Le ministre de l'Intérieur a réuni l'ensemble des forces de l'ordre militaires et civiles afin de s'assurer que tous soient en alerte en cas de débordements.



Les liens familiaux des Comoriens dépassent les frontières de chaque île. Aussi tous sont concernés par les troubles à Mayotte, insiste Mohamed Daoud, le ministre de l'Intérieur, qui refuse que l'on stigmatise les Comoriens.
 
« Il n'y a pas longtemps, on a démantelé un réseau de gens qui venaient de l'Afrique de l'Est qui traversaient depuis Anjouan pour aller à Mayotte. Mais les gens disent que ce sont les Comoriens des autres îles qui sont à l'origine de ces violences. Jamais ! Les Comoriens des autres îles ont été à Mayotte depuis des années. Ils ont de la famille, ils y ont des attaches. Il n'y a jamais eu ces histoires. Depuis qu'il y a eu la venue de ces Africains de l'Est, c'est là que l'on a commencé à voir apparaître des gens qui violentent des gens gratuitement. Nous saluons le travail de la ministre de l'Outre-Mer. Nous allons renforcer aussi et chez nous ici la sécurité intérieure. »
 
Pour le comité Mahore, qui n'a jamais accepté la départementalisation de Mayotte, la France ne peut pas apporter de solution à cette crise.
 
« Le fait que ce soit le ministre de l'Intérieur [qui gère la question, ndlr] confirme que la question est d'abord celle de la population comorienne. Ce que nous attendons du gouvernement comorien, c'est envoyer des émissaires et que ça ne pourrait être réglé que par un dialogue inter-comoriens. Les émissaires venant de l'Hexagone ne connaissent pas la souche d'un problème d'une population qui souffre et qui réagit d'une manière locale », réagit Me Aticki Youssouf, membre du bureau du comité Mahore.

Rfi.fr

Vendredi 16 Mars 2018 - 09:41



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