L'homme en survêtement rouge et polo blanc est présenté dans l'enceinte du Service national de renseignement du Burundi (SNR), sans menottes et sans signe apparent de sévices. Devant la presse, le porte-parole de la police décline son identité, son numéro de matricule militaire, et assure qu'il s'agit d'un espion rwandais.
L'objectif de sa venue dans le pays, selon les forces de sécurité, était de demander l'aide de religieuses de la province de Muyinga pour cacher 200 combattants, qui devaient mener des attaques dans le pays. L'homme a finalement été arrêté par la police.
Agé d'une trentaine d'années, le militaire rwandais présumé n'en était apparemment pas à sa première infiltration au Burundi. Toujours selon la police, il serait venu à deux reprises en 2015. Une première fois pour tenter d'exfiltrer des putschistes après la tentative ratée de coup d'Etat en mai 2015. Une deuxième fois pour recueillir des informations dans le but de commettre « des attentats contre de hautes personnalités burundaises ».
Ce samedi, alors qu'il était exhibé dans la cour du SNR, un service de renseignements régulièrement accusé de tortures et d'exécutions extrajudiciaires, l'homme a lui-même reconnu être entré au Burundi pour une mission d'espionnage.
Source: Rfi.fr
-
Ebola en RDC: «Le vrai problème, ce sont les cas contacts, il faut les identifier au plus vite»
-
RDC: la coalition au pouvoir critique l’opposition de l’Église catholique à un changement de Constitution
-
Éthiopie: des ONG s’inquiètent de possibles conscriptions forcées au Tigré
-
Zimbabwe: le Sénat adopte la réforme constitutionnelle prolongeant le mandat du président
-
Au Mali, le blocus jihadiste levé sur la route menant à Mourdiah et Nara





Ebola en RDC: «Le vrai problème, ce sont les cas contacts, il faut les identifier au plus vite»


