Chants et danses traditionnels, une foule immense patiente depuis déjà plusieurs heures dans les rues de la capitale éthiopienne. Le peuple oromo attend notamment le grand chef : Dawud Ibsa.
La police se fait discrète, le service d'ordre du Front de libération oromo gère. Kebede Desta fait partie de l'organisation. « Dawud Ibsa arrive à Finfinnee, je suis heureux. »
Finfinnee est le nom d'Addis-Abeba pour les Oromos nationalistes. Fekishu Bonso a fait 20 ans de prison pour son appartenance au mouvement. « Je renaîs maintenant. L'OLF, c'est la paix et non la guerre. »
Puis le leader tant attendu Dawud Ibsa arrive. A chaque mention du mot « qeerroo », la foule hurle. Le mot désigne les jeunes et par extension ceux qui ont manifesté et contribué au changement de cap du régime avec Abiy Ahmed.
Aucun drapeau éthiopien dans la foule, seulement ceux de l'OLF. C'est une première ligne de fracture en Ethiopie : pour ou contre le fédéralisme basé sur l'appartenance communautaire ?
Le mouvement a déjà amorcé sa métamorphose en parti en annonçant un accord avec une autre organisation nationaliste oromo. Insuffisant, selon Fekishu Bonso. « Pour le futur ce qu'on veut c'est qu'il n'y ait qu'un seul parti. »
L'autre grande force politique oromo, le parti du Premier ministre, voudra-t-il de ce genre de fusion ? Cela reste à voir. Les élections sont prévues pour 2020.
La police se fait discrète, le service d'ordre du Front de libération oromo gère. Kebede Desta fait partie de l'organisation. « Dawud Ibsa arrive à Finfinnee, je suis heureux. »
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