L'effondrement de la presse est d'autant plus emblématique que durant des décennies, le Liban était réputé dans tout le Moyen-Orient pour son paysage médiatique pluraliste et florissant.
Les employés du Daily Star ont été avertis que leur licenciement était effectif à partir du 31 octobre, dans un courriel que l'AFP a pu consulter.
En février 2020, le Daily Star avait déjà suspendu son édition papier en raison de difficultés financières et depuis le 13 octobre, son site web n'était plus mis à jour.
Le quotidien de référence avait déjà drastiquement réduit ses effectifs au cours des dernières années et des journalistes se plaignaient de salaires impayés.
La crise économique du pays, qualifiée par la Banque mondiale comme l'une des pires au monde depuis 1850, affecte directement la presse libanaise, avec des licenciements en masse et l'effondrement des salaires des journalistes. Plusieurs médias ont disparu et ceux qui restent peinent à survivre.
Cette situation a accentué le déclin de la presse, qui avait commencé bien auparavant, avec le tarissement des financements des régimes arabes.
The Daily Star avait été fondé en 1952 par Kamel Mroué, un journaliste de renom opposé aux dictatures militaires dans le monde arabe et qui avait été assassiné en 1966 à Beyrouth.
En 2010, la famille Mroué avait vendu le titre en partie à la famille de l'ex-Premier ministre Saad Hariri, qui a cumulé par la suite les déboires financiers: sa chaîne de télévision, Future TV, a suspendu ses programmes et son quotidien, Al-Moustaqbal, a cessé de paraître début 2019.
Le prestigieux quotidien as-Safir, lancé en 1974 et qui avait accueilli dans ses colonnes les plus grands intellectuels arabes, avait notamment fermé ses portes en 2016.
Les employés du Daily Star ont été avertis que leur licenciement était effectif à partir du 31 octobre, dans un courriel que l'AFP a pu consulter.
En février 2020, le Daily Star avait déjà suspendu son édition papier en raison de difficultés financières et depuis le 13 octobre, son site web n'était plus mis à jour.
Le quotidien de référence avait déjà drastiquement réduit ses effectifs au cours des dernières années et des journalistes se plaignaient de salaires impayés.
La crise économique du pays, qualifiée par la Banque mondiale comme l'une des pires au monde depuis 1850, affecte directement la presse libanaise, avec des licenciements en masse et l'effondrement des salaires des journalistes. Plusieurs médias ont disparu et ceux qui restent peinent à survivre.
Cette situation a accentué le déclin de la presse, qui avait commencé bien auparavant, avec le tarissement des financements des régimes arabes.
The Daily Star avait été fondé en 1952 par Kamel Mroué, un journaliste de renom opposé aux dictatures militaires dans le monde arabe et qui avait été assassiné en 1966 à Beyrouth.
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