À l'ouverture d'un atelier de formation de trois jours, le président de la Convention des jeunes reporters du Sénégal (CJRS) a interpellé ses confrères sur les dérives observées dans l'espace médiatique. Mamadou Diagne appelle à un « équilibre rigoureux entre liberté d'expression et responsabilité éditoriale ».
Face à la multiplication des convocations de journalistes par la justice, Mamadou Diagne a pointé du doigt les « prises de parole lors des débats télévisé ». Il a regretté le fait que « certains intervenants, parfois sous influence d'intérêts politiques ou économiques, se livrent à des accusations sans fondement ». Le président de la CJRS a estimé que cette posture expose les auteurs à des risques judiciaires sérieux et « fragilise la crédibilité du métier ». Il a exhorté ainsi les professionnels « à ne plus agir avec légèreté avant de solliciter l'appui des organisations de défense de la presse ».
Cette session de formation s'inscrit dans un programme d'envergure conduit par RSF pour l'Afrique subsaharienne. Ndèye Diary Ba, cheffe de projet, a détaillé les trois piliers de cette initiative soutenue par un partenaire allemand.
Il s’agit de la protection des journalistes via la création d'un réseau de points focaux régionaux pour remonter en temps réel les atteintes à la liberté de la presse.
Le plaidoyer, grâce à la collecte de données fiables qui alimenteront un rapport national destiné à sensibiliser les autorités locales.
Le renforcement des capacités en matière de sécurité physique et numérique pour mieux préparer les acteurs des médias aux risques du terrain.
Le contexte de cette formation est marqué par une alerte sur la situation globale du secteur au Sénégal. Ndèye Diary Ba a rappelé que le pays a connu une chute brutale dans le classement mondial de la liberté de la presse de RSF, passant de la 48e à la 94e place ces dernières années. Pour les initiateurs de l'atelier, la protection des journalistes et la professionnalisation du secteur sont les deux leviers indispensables pour inverser cette tendance.
Face à la multiplication des convocations de journalistes par la justice, Mamadou Diagne a pointé du doigt les « prises de parole lors des débats télévisé ». Il a regretté le fait que « certains intervenants, parfois sous influence d'intérêts politiques ou économiques, se livrent à des accusations sans fondement ». Le président de la CJRS a estimé que cette posture expose les auteurs à des risques judiciaires sérieux et « fragilise la crédibilité du métier ». Il a exhorté ainsi les professionnels « à ne plus agir avec légèreté avant de solliciter l'appui des organisations de défense de la presse ».
Cette session de formation s'inscrit dans un programme d'envergure conduit par RSF pour l'Afrique subsaharienne. Ndèye Diary Ba, cheffe de projet, a détaillé les trois piliers de cette initiative soutenue par un partenaire allemand.
Il s’agit de la protection des journalistes via la création d'un réseau de points focaux régionaux pour remonter en temps réel les atteintes à la liberté de la presse.
Le plaidoyer, grâce à la collecte de données fiables qui alimenteront un rapport national destiné à sensibiliser les autorités locales.
Le renforcement des capacités en matière de sécurité physique et numérique pour mieux préparer les acteurs des médias aux risques du terrain.
Le contexte de cette formation est marqué par une alerte sur la situation globale du secteur au Sénégal. Ndèye Diary Ba a rappelé que le pays a connu une chute brutale dans le classement mondial de la liberté de la presse de RSF, passant de la 48e à la 94e place ces dernières années. Pour les initiateurs de l'atelier, la protection des journalistes et la professionnalisation du secteur sont les deux leviers indispensables pour inverser cette tendance.
Autres articles
-
Médina Yoro Foulah: un nouveau-né retrouvé dans une fosse de toilettes, une femme poursuivie pour tentative d’infanticide
-
Podor : le corps d’une femme âgée d’une trentaine d’années retrouvé dans le bras du fleuve Doué
-
État civil : la plateforme «École du Sénégal» alerte après l’exclusion de 98 candidats au bac
-
Malte : 34 ressortissants étrangers, dont des Sénégalais, en attente de rapatriement
-
Guédiawaye : une jeune femme âgée de 21 ans interpellée pour une interruption de grossesse de cinq mois





Médina Yoro Foulah: un nouveau-né retrouvé dans une fosse de toilettes, une femme poursuivie pour tentative d’infanticide


