Selon le chef de la commission chargée par le ministre de la Santé du suivi des événements à Sabratha, il s'agit du premier bilan officiel depuis le début des violences dans cette ville côtière, située à environ 70 kilomètres à l'ouest de Tripoli.
Les affrontements ont éclaté le 17 septembre après la mort d'un membre de la milice d'Ahmad Dabbashi, l'un des barons locaux du trafic de migrants reconverti cet été dans la lutte contre l'immigration clandestine.
La victime a été tuée à un barrage tenu par une force de sécurité initialement formée par le gouvernement d'union nationale (GNA) pour traquer les djihadistes du groupe Etat islamique (EI) qui avaient occupé brièvement le centre-ville de Sabratha en février 2016.
La Libye a plongé dans le chaos après la mort en 2011, de son dirigeant Mouammar Kadhafi. Le pays est depuis livré aux milices qui se disputent le contrôle du territoire.
Outre ce climat d'insécurité généralisé, la Libye est également sous tutelle de deux gouvernements dont le GNA reconnu par la communauté internationale et basé à Tripoli, et celui dirigé par le maréchal Khalifa Haftar qui exerce son autorité dans l'est du pays.
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