Pr Amsatou Sow Sidibé, présidente de la Commission Nationale des Droits Humains (CNDH) , a saisi le cabinet d’instruction du Pool judiciaire financier (Pjf) pour demander la libération de Farba Ngom, poursuivi pour "escroquerie sur les deniers publics et blanchiment de capitaux". Réagissant à cette plaidoirie de la CNDH, Pape Abdoulaye Touré, membre fondateur de l'Initiative Zéro Impunité (IZI) parle de "contraste".
D'emblée, il a rappelé avoir été victime de tortures infligées « par des agents de l’Etat, en complicité avec des groupes de nervis ». Et malgré le dépôt d’une plainte auprès des autorités compétentes, aucune suite judiciaire n’a été donnée près d’un an après les faits. Dans communiqué, il souligne encore qu’il n’est pas un cas isolé ; d’autres victimes continuent de subir le silence et l’abandon.
Le collectif rappelle également que "depuis le 18 Juillet, l’Initiative Zero Impunité (IZI) avait déjà officiellement saisi la CNDH pour l’inviter à agir face à l’inertie de la justice et pour défendre des droits fondamentaux des victimes de meurtres, d’assassinats, de dégradations survenus lors des événements politiques entre 2021 et 2024". Mais malheureusement, cela n’a pas eu de suite. Il explique que "près de deux mois après cette saisine, aucune réponse n’a été reçue et ce silence laisse les victimes dans l'oubli".
"Ce mutisme contraste"
Face à ce silence de la CNDH, le fondateur de IZI parle de "mutisme contraste". Qui, selon lui, est "radicalement avec la promptitude et l’empressement observés lorsqu’il s’agit d’intervenir dans le dossier Farba Ngom". Pour Pape Abdoulaye Touré, il y a une "différence de traitement" qui "interpelle et pousse à une interrogation légitime : la CNDH est-elle une institution vouée à protéger les droits de tous les citoyens, en toute impartialité, ou bien un instrument au service de certains privilégiés accusés de crimes financiers ?", s'interroge-t-il.
Il constate pour le regretter qu': "Aujourd’hui, lorsqu’il s’agit de victimes issues du peuple, arrachées à la vie ou torturées dans leur chair, la Commission Nationale des Droits Humains reste muette, indifférente et absente. Mais lorsqu’il s’agit d’un responsable politique accusé de détournement et de blanchiment, la même Commission trouve la diligence nécessaire pour interpeller la justice".
"Deux poids"
L'IZI de pester : "Ce deux poids, deux mesures est non seulement une insulte à la mémoire des martyrs et à la souffrance des victimes, mais aussi une remise en cause de la mission même de la CNDH. Une institution censée défendre les droits de tous les citoyens, sans distinction de statut ni de fortune, ne peut se permettre de sélectionner les causes en fonction de l’influence des mis en cause".
Pour M. Touré et ses camarades," à travers cette posture sélective, la présidente de la CNDH envoie un message dangereux : les droits humains ne seraient défendus que lorsqu’ils concernent des personnalités puissantes, pendant que les citoyens ordinaires, victimes de crimes graves, peuvent être abandonnés à leur sort".
L’Initiative Zéro Impunité (IZI) rappelle que les droits humains sont universels, indivisibles et imprescriptibles. "La CNDH ne saurait se soustraire à sa responsabilité de défendre la dignité de toutes les victimes, qu’elles soient riches ou pauvres, connues ou anonymes", souligne-t-elle.
Avant d'inviter "la Commission, et à travers elle sa présidente Amsatou SOW Sidibé, à assumer pleinement son rôle d’institution républicaine indépendante, en se mettant du côté des victimes et en exigeant que justice leur soit rendue".
D'emblée, il a rappelé avoir été victime de tortures infligées « par des agents de l’Etat, en complicité avec des groupes de nervis ». Et malgré le dépôt d’une plainte auprès des autorités compétentes, aucune suite judiciaire n’a été donnée près d’un an après les faits. Dans communiqué, il souligne encore qu’il n’est pas un cas isolé ; d’autres victimes continuent de subir le silence et l’abandon.
Le collectif rappelle également que "depuis le 18 Juillet, l’Initiative Zero Impunité (IZI) avait déjà officiellement saisi la CNDH pour l’inviter à agir face à l’inertie de la justice et pour défendre des droits fondamentaux des victimes de meurtres, d’assassinats, de dégradations survenus lors des événements politiques entre 2021 et 2024". Mais malheureusement, cela n’a pas eu de suite. Il explique que "près de deux mois après cette saisine, aucune réponse n’a été reçue et ce silence laisse les victimes dans l'oubli".
"Ce mutisme contraste"
Face à ce silence de la CNDH, le fondateur de IZI parle de "mutisme contraste". Qui, selon lui, est "radicalement avec la promptitude et l’empressement observés lorsqu’il s’agit d’intervenir dans le dossier Farba Ngom". Pour Pape Abdoulaye Touré, il y a une "différence de traitement" qui "interpelle et pousse à une interrogation légitime : la CNDH est-elle une institution vouée à protéger les droits de tous les citoyens, en toute impartialité, ou bien un instrument au service de certains privilégiés accusés de crimes financiers ?", s'interroge-t-il.
Il constate pour le regretter qu': "Aujourd’hui, lorsqu’il s’agit de victimes issues du peuple, arrachées à la vie ou torturées dans leur chair, la Commission Nationale des Droits Humains reste muette, indifférente et absente. Mais lorsqu’il s’agit d’un responsable politique accusé de détournement et de blanchiment, la même Commission trouve la diligence nécessaire pour interpeller la justice".
"Deux poids"
L'IZI de pester : "Ce deux poids, deux mesures est non seulement une insulte à la mémoire des martyrs et à la souffrance des victimes, mais aussi une remise en cause de la mission même de la CNDH. Une institution censée défendre les droits de tous les citoyens, sans distinction de statut ni de fortune, ne peut se permettre de sélectionner les causes en fonction de l’influence des mis en cause".
Pour M. Touré et ses camarades," à travers cette posture sélective, la présidente de la CNDH envoie un message dangereux : les droits humains ne seraient défendus que lorsqu’ils concernent des personnalités puissantes, pendant que les citoyens ordinaires, victimes de crimes graves, peuvent être abandonnés à leur sort".
L’Initiative Zéro Impunité (IZI) rappelle que les droits humains sont universels, indivisibles et imprescriptibles. "La CNDH ne saurait se soustraire à sa responsabilité de défendre la dignité de toutes les victimes, qu’elles soient riches ou pauvres, connues ou anonymes", souligne-t-elle.
Avant d'inviter "la Commission, et à travers elle sa présidente Amsatou SOW Sidibé, à assumer pleinement son rôle d’institution républicaine indépendante, en se mettant du côté des victimes et en exigeant que justice leur soit rendue".
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