« Prévenir quelque chose, c’est d’abord connaître, savoir son statut et c’est quelque chose de très simple qui peut coûter moins de 500 f dans une pharmacie ou dans un centre de santé », a déclaré l'endocrinologue-diabétologue Abdoulaye Lèye. Le spécialiste a tenu ces propos le mercredi 4 novembre 2026 au siège de l'Association des journalistes en santé, population et développement, à l'occasion du lancement de la campagne nationale de sensibilisation et de lutte contre le diabète. Lors de cette prise de parole, il a alerté l'opinion sur la situation sanitaire en soulignant que « sur 5 diabétiques réels qui existent, 4 le meublent et ne savent pas ».
La prévalence nationale de la maladie a enregistré un recul en passant de 15 % en 2015 à 4,2 % en 2024, tout en se maintenant à 10 % chez les personnes âgées de plus de 50 à 60 ans. Au cours du même événement, le président de l’Association sénégalaise de soutien aux diabétiques a mis en garde contre le coût financier de la prise en charge médicale : « 87 % de nos patients sont issus de familles démunies ». Face aux dépenses mensuelles estimées à 75 000 F CFA, le responsable associatif a demandé le rattachement du diabète aux prestations de la Couverture médicale universelle.
Par ailleurs, le Pr Abdoulaye Lèye a encouragé l'utilisation de l'intelligence artificielle pour le suivi des patients, en précisant que « cette approche vise notamment à renforcer l'autonomie des personnes vivant avec le diabète, en leur permettant de mieux surveiller leur état de santé et de gérer leur maladie au quotidien, sans se substituer à l'encadrement médical ».
Pour rappel, le suivi classique du diabète impose des visites régulières dans les structures hospitalières. Les professionnels de santé ont rappelé l'impact positif des habitudes hygiéno-diététiques et de l'éducation thérapeutique pour éviter les complications de la maladie chez les patients dépistés.
La prévalence nationale de la maladie a enregistré un recul en passant de 15 % en 2015 à 4,2 % en 2024, tout en se maintenant à 10 % chez les personnes âgées de plus de 50 à 60 ans. Au cours du même événement, le président de l’Association sénégalaise de soutien aux diabétiques a mis en garde contre le coût financier de la prise en charge médicale : « 87 % de nos patients sont issus de familles démunies ». Face aux dépenses mensuelles estimées à 75 000 F CFA, le responsable associatif a demandé le rattachement du diabète aux prestations de la Couverture médicale universelle.
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