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« M. Macron commet la même erreur d’analyse en Afrique… », (Front National)

Dans sa réaction au discours du président français à Ouagadougou et son bilan de la politique africaine d’Emmanuel Macron, le Front National condamne "fermement l'affirmation du président selon laquelle "il n'y a pas de politique africaine de la France". Marine Le Pen et Cie qui déplorent "ce renoncement", appellent "à un effort français massif pour le Sahel". Leur communiqué in extenso.



Communiqué du Front National

Nous voulons condamner fermement l’affirmation du Président, à Ouagadougou, selon laquelle « il n’y a plus de politique africaine de la France ». Nous déplorons ce renoncement au moment où la plupart des puissances mondiales développent, elles, une politique africaine. Non, il n’est pas infamant en soi d’avoir une politique africaine : seules les orientations et la conduite de cette politique sont à juger.

Nous refusons de même que l’Afrique soit réduite à un sujet pour la politique européenne de la France. Les crises en Afrique constituent des menaces globales, à traiter comme telles ; elles ne sont pas des opportunités pour faire avancer une Europe de la Défense que nos dirigeants sont les seuls à désirer !

Nous voulons, nous, que la France continue de mettre en œuvre une politique indépendante dédiée aux Etats et aux peuples d’un continent si proche, dont nous partageons les risques et les opportunités – en un mot le destin – dans l’amitié et l’égalité.
Cette politique passe par une augmentation de l’aide publique au développement, jusqu’à représenter 0,7 % de la richesse nationale. Car, contrairement à ce que pense M. Macron, ce sont les Etats, non les entreprises, qui peuvent investir dans les infrastructures, la santé ou l’éducation. Or, comment croire la promesse de M. Macron de porter l’aide française à 0,55 % de la richesse nationale en 2022 alors qu’il l’a diminuée dans le budget 2018 ?

Nous reconnaissons la bonne intention de M. Macron vis-à-vis du Sahel, épicentre des menaces terroristes et migratoires vers l’Europe, et saluons ainsi les lancements de la force conjointe du G5 Sahel et de l’Alliance pour le Sahel. En revanche, à la différence du gouvernement, nous ne croyons pas les institutions internationales et européennes, paralysées par leurs dogmes et leurs bureaucraties, capables d’opérer le soutien à ces initiatives. Nous appelons donc à un effort français massif pour le Sahel, en rendant leurs moyens à nos armées et en cessant de déléguer nos crédits de développement à l’Union européenne.

M. Macron a raison d’évoquer le défi de la démographie africaine, dont l’explosion va faire baisser inexorablement le revenu par habitant dans les prochaines années. C’est là la première cause de la vague migratoire vers l’Europe, dont nous ne connaissons que les prémices. Nous ne pouvons néanmoins que déplorer la vacuité de ses solutions : la vague migratoire ne sera pas entravée par des sanctions contre les passeurs, quelques visas d’asile, une mobilité accrue des étudiants ou la multiplication des start-ups !

M. Macron commet la même erreur d’analyse en Afrique et en France : l’économie numérique est une chimère qui ne profite qu’aux élites mondialisées et laisse les peuples au bord de la route, qu’il s’agisse des ouvriers de Picardie ou des paysans du Sahel. L’Afrique n’est ni le continent des guerres et des famines, ni un paradis digital, urbain et post-moderne. La vague migratoire ne pourra être contenue en amont que par un effort public massif pour l’agriculture, les industries et l’éducation. En aval, elle le sera par le renforcement des capacités des Etats du Sahel et d’Afrique du Nord et la restauration de nos frontières.. Si le Président a raison de ne plus quérir de conseils auprès des vieux réseaux affairistes, qu’il ne se hâte pas de les remplacer par les jeunes mondialistes arrogants du « Conseil présidentiel pour l’Afrique », aussi connectés à leurs tablettes que déconnectés des réalités du continent.

Enfin, nous condamnons le communautarisme de M. Macron qui, à Ouagadougou, a dit de la jeunesse française qu’elle est aussi « malienne, ivoirienne, sénégalaise » … A ces Français dont les parents sont nés à l’étranger, nous disons nous, républicains, qu’ils sont Français et qu’il est inadmissible de distinguer les Français selon leur origine et celle de leurs parents.


Jeudi 30 Novembre 2017 - 11:55



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