« C’est la désolation », ce sont les mots, ce matin au réveil, d’un habitant de Tamatave que RFI a pu contacter. Toits envolés, murs effondrés, poteaux électriques au sol, arbres arrachés, inondations… Les premiers témoignages que nous avons pu recueillir font état de scènes apocalyptiques en ville. Même les maisons en dur ont subi de lourds dégâts. Les pluies diluviennes et les vents emmenés par Gezani enregistrés entre 200 et 270 km/h près du centre n’ont pas laissé beaucoup de chances à la population de la ville portuaire.
« La ville est dévastée »
« La ville est dévastée », confiait, à l’instantà RFI un habitant. Malgré les consignes de rester à l’abri, la population est majoritairement dans la rue ce matin. Les anciens sont assis sur les trottoirs, hébétés. Les plus vaillants s’attèlent à rassembler les tôles qui se sont envolées et à sauver des inondations le matériel et les documents qui peuvent encore l’être.
Impossible de circuler en voiture pour l’instant, tant les routes sont encombrées d’arbres, de mobilier urbain arraché et de matériaux divers. Le réseau de communication téléphonique, fortement affecté, reprend progressivement, mais l’électricité est totalement coupée depuis mardi 15 heures, ce qui risque de compliquer la situation ces prochaines heures.
Cette nuit, le Bureau national de Gestion des risques et catastrophes a été submergé par les appels à l’aide. Sur les réseaux sociaux, de nombreux habitants ont également posté des appels au secours, expliquant être bloqués par la montée des eaux.
La capitale économique n’avait plus vécu de cyclone aussi violent depuis 2012. Un habitant a raconté à RFI avoir eu cette sensation de cerveau complètement comprimé, de corps écrasé, pendant le passage du cyclone, tant la chute de la pression atmosphérique a été brutale.
Rétrogradé en forte tempête tropicale cette nuit
Le cyclone se déplace vers l’ouest. Dans la nuit, il a été rétrogradé au stade de forte tempête tropicale et évolue actuellement à une centaine de kilomètres d’Antananarivo. Les pluies intenses qui se sont abattues toute la nuit sur la capitale font craindre des éboulements, notamment des falaises surplombant des quartiers entiers de la ville.
Ce qui inquiète aussi particulièrement les autorités, c’est la forte densité dans cette plaine d’Antananarivo qui est traversée par trois rivières. Une plaine dont les digues ont déjà été fortement affectées ces dernières semaines par les pluies diluviennes et la tempête Fitya il y a 15 jours.
Depuis quelques heures, la pluie a laissé place à des vents forts. Trois régions sont toujours en alerte rouge, signe de danger imminent. Le tempête continue de s’affaiblir, tout en poursuivant sa route vers l’ouest. Il devrait sortir par le canal du Mozambique ce soir. Dans les cinq régions traversées par le cyclone, la journée est chômée et les écoles fermées.
« La ville est dévastée »
« La ville est dévastée », confiait, à l’instantà RFI un habitant. Malgré les consignes de rester à l’abri, la population est majoritairement dans la rue ce matin. Les anciens sont assis sur les trottoirs, hébétés. Les plus vaillants s’attèlent à rassembler les tôles qui se sont envolées et à sauver des inondations le matériel et les documents qui peuvent encore l’être.
Impossible de circuler en voiture pour l’instant, tant les routes sont encombrées d’arbres, de mobilier urbain arraché et de matériaux divers. Le réseau de communication téléphonique, fortement affecté, reprend progressivement, mais l’électricité est totalement coupée depuis mardi 15 heures, ce qui risque de compliquer la situation ces prochaines heures.
Cette nuit, le Bureau national de Gestion des risques et catastrophes a été submergé par les appels à l’aide. Sur les réseaux sociaux, de nombreux habitants ont également posté des appels au secours, expliquant être bloqués par la montée des eaux.
La capitale économique n’avait plus vécu de cyclone aussi violent depuis 2012. Un habitant a raconté à RFI avoir eu cette sensation de cerveau complètement comprimé, de corps écrasé, pendant le passage du cyclone, tant la chute de la pression atmosphérique a été brutale.
Rétrogradé en forte tempête tropicale cette nuit
Le cyclone se déplace vers l’ouest. Dans la nuit, il a été rétrogradé au stade de forte tempête tropicale et évolue actuellement à une centaine de kilomètres d’Antananarivo. Les pluies intenses qui se sont abattues toute la nuit sur la capitale font craindre des éboulements, notamment des falaises surplombant des quartiers entiers de la ville.
Ce qui inquiète aussi particulièrement les autorités, c’est la forte densité dans cette plaine d’Antananarivo qui est traversée par trois rivières. Une plaine dont les digues ont déjà été fortement affectées ces dernières semaines par les pluies diluviennes et la tempête Fitya il y a 15 jours.
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