« Top ! La minute est passée, ne touchez plus les tables s'il vous plait ! » Les cinq minutes de farfouille sont épuisées. Les acheteurs sont priés de se rapprocher des balances pour peser leurs livres avant de passer en caisse.
« Combien de kilos ? Quatre ! » Pour cet étudiant en sciences politiques, c'est le dilemme. Il a deux kilos de plus que ce qu'il s'était autorisé. Il va devoir reposer des ouvrages.
« Je voulais acheter seulement 2 kilos, mais là, ça va faire 3, donc je vais faire avec. J'ai pris quelques romans et quelques livres sur l'Allemagne nazie. Des trucs intéressants quoi ! »
Une nouvelle vague de 50 personnes se rue sur les tables qui viennent d'être réapprovisionnées. Anjara est arrivée 2 heures avant l'ouverture du matin, pour être sûre d'avoir accès à la braderie. Elle repart avec une pile de livres qu'elle peine à porter seule.
« 16, 17, 18, 19, 20. J'ai pu acheter 20 livres. Je recherchais surtout des livres sur l'artisanat, sur le design. C'est pas facile de choisir, il y a plein de monde, il faut avoir l’œil et aller vite ! Moi, j'aime les livres papier. Aujourd'hui, il y a les livres numériques mais je n'ai pas l'habitude du tout. J'aime toujours les livres physiques ! »
« On n'a pas les moyens d'acheter des livres neufs »
La médiathèque n'a pas vocation à conserver les livres. Au contraire, son fonds est régulièrement renouvelé. Aussi, si un livre n'a pas été emprunté depuis deux ans, il atterrit sur ces tables. Pour avoir une seconde vie, dans une autre bibliothèque, à 2 heures de la capitale par exemple, comme l'explique cette institutrice.
« On a une école privée. On cherchait surtout de la documentation, des romans, et des livres pour enfants. On est satisfaits ! On a acheté 11 kg ! On a même pu acheter une encyclopédie Universalis ! L'édition de 1987 ! »
Et d'ajouter : « C'est une grande opportunité parce qu'on n'a pas souvent l'occasion d'avoir beaucoup de livres à prix réduit comme ça. On n'a pas les moyens d'acheter des livres neufs. Et pourtant, on aimerait bien ouvrir nos élèves au monde. »
Dehors, la file s'allonge. Un millier de personnes patientent sous un soleil de plomb. Cet étudiant est venu chercher des livres de droit. Cela fait 3 heures qu'il fait la queue. « A Madagascar, les livres de droit sont rares. Ça coûte trop cher les livres neufs. Et on est obligés de venir ici pour en acheter. »
Mais comme quelque 900 autres personnes, le jeune homme n'aura pas accès aux livres. En 1h30 à peine, la tonne et demie d'ouvrages a trouvé preneur. Cette soif de posséder des livres, un signe encourageant d'une jeunesse intéressée par la lecture, mais aussi le constat d'un véritable manque à combler dans le pays.
« Combien de kilos ? Quatre ! » Pour cet étudiant en sciences politiques, c'est le dilemme. Il a deux kilos de plus que ce qu'il s'était autorisé. Il va devoir reposer des ouvrages.
« Je voulais acheter seulement 2 kilos, mais là, ça va faire 3, donc je vais faire avec. J'ai pris quelques romans et quelques livres sur l'Allemagne nazie. Des trucs intéressants quoi ! »
Une nouvelle vague de 50 personnes se rue sur les tables qui viennent d'être réapprovisionnées. Anjara est arrivée 2 heures avant l'ouverture du matin, pour être sûre d'avoir accès à la braderie. Elle repart avec une pile de livres qu'elle peine à porter seule.
« 16, 17, 18, 19, 20. J'ai pu acheter 20 livres. Je recherchais surtout des livres sur l'artisanat, sur le design. C'est pas facile de choisir, il y a plein de monde, il faut avoir l’œil et aller vite ! Moi, j'aime les livres papier. Aujourd'hui, il y a les livres numériques mais je n'ai pas l'habitude du tout. J'aime toujours les livres physiques ! »
« On n'a pas les moyens d'acheter des livres neufs »
La médiathèque n'a pas vocation à conserver les livres. Au contraire, son fonds est régulièrement renouvelé. Aussi, si un livre n'a pas été emprunté depuis deux ans, il atterrit sur ces tables. Pour avoir une seconde vie, dans une autre bibliothèque, à 2 heures de la capitale par exemple, comme l'explique cette institutrice.
« On a une école privée. On cherchait surtout de la documentation, des romans, et des livres pour enfants. On est satisfaits ! On a acheté 11 kg ! On a même pu acheter une encyclopédie Universalis ! L'édition de 1987 ! »
Et d'ajouter : « C'est une grande opportunité parce qu'on n'a pas souvent l'occasion d'avoir beaucoup de livres à prix réduit comme ça. On n'a pas les moyens d'acheter des livres neufs. Et pourtant, on aimerait bien ouvrir nos élèves au monde. »
Dehors, la file s'allonge. Un millier de personnes patientent sous un soleil de plomb. Cet étudiant est venu chercher des livres de droit. Cela fait 3 heures qu'il fait la queue. « A Madagascar, les livres de droit sont rares. Ça coûte trop cher les livres neufs. Et on est obligés de venir ici pour en acheter. »
Mais comme quelque 900 autres personnes, le jeune homme n'aura pas accès aux livres. En 1h30 à peine, la tonne et demie d'ouvrages a trouvé preneur. Cette soif de posséder des livres, un signe encourageant d'une jeunesse intéressée par la lecture, mais aussi le constat d'un véritable manque à combler dans le pays.
Autres articles
-
Union européenne: vers un durcissement des demandes d’asile pour les ressortissants d’Égypte, du Maroc et de Tunisie
-
Combattants africains pour la Russie: Ramaphosa et Poutine évoquent l'enrôlement de ressortissants Sud-Africains
-
Combattants africains pour la Russie: ces noms dévoilés par All Eyes on Wagner qui confirment l’ampleur du phénomène
-
«On voyait l'eau s'infiltrer et tout qui bougeait»: un habitant de Tamatave raconte le passage du cyclone Gezani
-
Libye: un groupe armé du sud du pays revendique une deuxième attaque contre les forces du maréchal Haftar





Union européenne: vers un durcissement des demandes d’asile pour les ressortissants d’Égypte, du Maroc et de Tunisie


