Après dix mois passés à la tête du gouvernement, Moussa Mara aurait bien voulu continuer mais son patron, le chef de l’Etat malien, tient à donner un nouveau souffle à son quinquennat.
Ainsi, le Premier ministre sortant qui, dit-on, n’a pas démérité, n’était plus l’homme de la situation. Des ministres contestaient ouvertement son autorité et une partie de l’opinion – notamment l’opposition – le voyait toujours comme l’homme qui, en effectuant il y a quelques mois une visite mouvementée à Kidal, a déclenché une crise majeure. Depuis son voyage, cette région du nord du Mali est sous le contrôle des rebelles et l’armée malienne y a perdu ses positions.
Pour remplacer Moussa Mara, le président Ibrahim Boubakar Keïta a choisi Modibo Keïta. Grand commis de l’Etat, il avait déjà assumé les fonctions de Premier ministre en 2002.
Personne, ici, ne doute de son honnêteté, de sa rigueur. Il est âgé de 72 ans et il était, jusque là, Haut Représentant de l’Etat pour les pourparlers de paix d’Alger entre le gouvernement malien et les groupes armés du nord. C’est un signe car en effet, la question du nord du Mali est une priorité pour le chef de l’Etat malien.
Le nouveau Premier ministre a un autre atout, celui de connaitre parfaitement l’administration malienne. Le redressement de l’Etat et la lutte contre la corruption seront parmi ses priorités.
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