Jean-Yves Le Drian s'est félicité des dernières avancées sur le terrain puisqu'en fin de semaine une première patrouille mixte (réunissant anciens rebelles, plateforme et forces armées maliennes) a pu avoir lieu dans la ville de Gao. Il s'est également félicité de l'adoption d'un calendrier devant permettre à partir de mardi prochain l'installation des autorités intérimaires dans cinq régions du Nord-Mali.
Treillis dépareillés, chèche vert kaki autour de la tête, une trentaine d’éléments du MOC sont salués un par un par le ministre français de la Défense. Il n'est pas facile de s'y retrouver au milieu de toutes ces insignes mais les choses avancent.
Dix-huit mois que les patrouilles mixtes étaient attendues. Après l’attentat de janvier il fallait réagir. « Ou bien il y avait une véritable accélération du processus, avec à la fois la mise en place des autorités intérimaires et le lancement des patrouilles mixtes, ou bien alors on entrait dans une spirale de violence immaîtrisable, explique à RFI le ministre français de la Défense. Et il y a eu ce sursaut, donc c’est un grand jour ! »
Le Mécanisme opérationnel de Coordination (MOC) a perdu près du tiers de ses hommes - tués ou blessés - le 18 janvier dernier (l'attentat a fait 54 morts et 125 blessés selon des sources sécuritaires maliennes, 77 selon des sources françaises), mais des effectifs se présentent depuis pour les remplacer.
Pour le colonel Sidi Mohamed Rhissa, le coordinateur du mécanisme, il y a urgence à lancer un processus de cantonnement pour identifier clairement tous ses éléments : « Tant qu’il n’y a pas eu le cantonnement ou le pré-cantonnement des mouvements, il y aura toujours des inconnus. Donc aujourd’hui il est très difficile de gérer la sécurité !». C'est lors du cantonnement que l'on peut savoir qui est qui, insiste le colonel.
Treillis dépareillés, chèche vert kaki autour de la tête, une trentaine d’éléments du MOC sont salués un par un par le ministre français de la Défense. Il n'est pas facile de s'y retrouver au milieu de toutes ces insignes mais les choses avancent.
Dix-huit mois que les patrouilles mixtes étaient attendues. Après l’attentat de janvier il fallait réagir. « Ou bien il y avait une véritable accélération du processus, avec à la fois la mise en place des autorités intérimaires et le lancement des patrouilles mixtes, ou bien alors on entrait dans une spirale de violence immaîtrisable, explique à RFI le ministre français de la Défense. Et il y a eu ce sursaut, donc c’est un grand jour ! »
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