Le désarmement des groupes de milices du centre du Mali est une priorité pour les représentants des jeunesses dogons et peuls. « Il faudrait désarmer tout le monde, tous les porteurs d’armes, à part les militaires », s’exclame Boukari Guindo, de l’association Ginna Dogon.
Assis à côté de lui, Michael Barry, membre de la jeunesse de l’association peule Tabital Pulaaku, renchérit : « Sur le terrain, il y a trop d’armes, vous le savez. Il faut que l’État parvienne à désarmer la zone ».
Main dans la main, des représentants des deux jeunesses envisagent de se rendre sur le terrain, dans le centre, dans le cadre de cette réconciliation. « On compte bien organiser des fora communautaires, mettre les autorités coutumières et traditionnelles en place pour qu’on puisse dialoguer sur la question des armes », affirme Michael Barry.
« Le rôle de l’État est vital »
Mais pour les jeunes des deux communautés, il n’y aura pas de paix durable, pas de réconciliation sans présence réelle de l’État sur l’ensemble de la région du Centre. Boukari Guindo en est ainsi convaincu : « Le rôle de l’État est vital. Étant donné que personne ne pourra garantir la stabilité sans l’apport de l’État ».
Ajoutons que des thèmes comme « le vivre ensemble » ou « la lutte contre les amalgames » seront développés par les jeunes des communautés peules et dogons au cours d’une prochaine tournée.
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