La transition politique est en passe de se prolonger au Mali. Le panel supervisant les consultations nationales sur les réformes politiques et institutionnelles au Mali à la suite du putsch militaire de l'an dernier a recommandé jeudi 30 décembre un report de six mois à cinq ans des élections prévues en février prochain, citant notamment des questions sécuritaires.
Le gouvernement intérimaire, entré en fonction après le coup d'État militaire d'août 2020, a dans un premier temps accepté d'organiser des élections présidentielle et législatives le 27 février 2022 afin d'effectuer un retour à l'ordre constitutionnel via les urnes.
Mais peu d'avancées ont été effectuées dans ce processus, une situation que les autorités imputent à un manque d'organisation et aux violences perpétrées par des groupes islamistes dans le nord et le centre du pays.
Les principaux blocs politiques et économiques d'Afrique de l'Ouest ont déjà imposé des sanctions contre les autorités maliennes après que celles-ci ont annoncé que le scrutin serait reporté.
Cette transition prolongée vers un retour à la démocratie pourrait isoler le Mali de ses voisins et de la France, dont des milliers de soldats sont déployés dans le pays pour lutter contre les insurgés d'Al-Qaïda et du groupe État islamique (EI).
Elle intervient à un moment délicat d'un point de vue diplomatique, alors que les puissances occidentales s'inquiètent de l'envoi par la Russie de mercenaires privés en marge du redéploiement des soldats français.
Le gouvernement malien avait indiqué par le passé qu'il étudierait les recommandations du panel et qu'il fixerait d'ici fin janvier un nouveau calendrier électoral.
Le gouvernement intérimaire, entré en fonction après le coup d'État militaire d'août 2020, a dans un premier temps accepté d'organiser des élections présidentielle et législatives le 27 février 2022 afin d'effectuer un retour à l'ordre constitutionnel via les urnes.
Mais peu d'avancées ont été effectuées dans ce processus, une situation que les autorités imputent à un manque d'organisation et aux violences perpétrées par des groupes islamistes dans le nord et le centre du pays.
Les principaux blocs politiques et économiques d'Afrique de l'Ouest ont déjà imposé des sanctions contre les autorités maliennes après que celles-ci ont annoncé que le scrutin serait reporté.
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