« Les terroristes sont à Labbezanga », explique le chef d’un des groupes membres du CSP. « Nos troupes sont pour le moment vers Ménaka », poursuit-il.
Entre les deux, la réserve forestière d’Ansongo-Ménaka qui sert de refuge aux terroristes. L’EIGS a démontré ces dernières semaines un important regain d’activités. Jeudi, ses hommes attaquent un convoi de la Minusma vers Tessit, au sud d’Ansongo. Les 8 et 9 mars, ils affrontent les troupes du CSP à Tamalate, puis à Inchinane le lendemain, Anderamboukane le 11 et enfin Talatai la semaine passée.
Pourtant, l’état-major français avait déclaré l’EIGS quasi moribond, après avoir tué l’année dernière ses cadres, notamment son fondateur Abou Walid al-Sahraoui. « Ils se sont reconstitués, explique un combattant du CSP. Le départ de Barkhane et l’impasse du processus de paix les poussent aussi à reprendre du service. »
Les combattants de l’EIGS sont aussi de l’autre côté de la frontière, au Niger, à 85 kilomètres à l’ouest de Tahoua. « Ils ont fait le plein de motos et de Kalachnikov et rançonnent la population », explique une source sur place. D’après une source sécuritaire nigérienne, des centaines de soldats des forces spéciales ont été déployés à la frontière avec le Mali, où ils opèrent avec l’appui aérien français.
Importants déplacements de population
Ces conflits provoquent la fuite des populations civiles dont certaines traversent la frontière en direction du Niger. Ils sont plusieurs milliers à avoir rejoint les communes d’Abala, dans la région de Tillabéri, de Tillia et d’Eknewan, dans la région de Tahoua dans l’ouest du Niger. Leur nombre exact reste encore inconnu, mais le ministère nigérien de l’Action humanitaire concède que ces déplacements de population sont importants.
« Pour l’heure, ils ont seulement reçu la protection et les petits services de base que nous pouvons partager avec eux », explique un habitant de la région de Tahoua. Les déplacés sont hébergés par des proches ou bénéficient de la solidarité des communautés locales. En raison des risques sécuritaires, aucune aide humanitaire n'a été acheminée jusqu’à eux.
La plupart des réfugiés viennent des alentours de Tamalat, Inchinane et Anderamboukane, des localités de la région de Gao, au Mali, non loin de la frontière. « Les terroristes massacrent les civils », explique une source nigérienne proche des réfugiés. « Aujourd’hui, toute la région est dangereuse », poursuit-il.
Entre les deux, la réserve forestière d’Ansongo-Ménaka qui sert de refuge aux terroristes. L’EIGS a démontré ces dernières semaines un important regain d’activités. Jeudi, ses hommes attaquent un convoi de la Minusma vers Tessit, au sud d’Ansongo. Les 8 et 9 mars, ils affrontent les troupes du CSP à Tamalate, puis à Inchinane le lendemain, Anderamboukane le 11 et enfin Talatai la semaine passée.
Pourtant, l’état-major français avait déclaré l’EIGS quasi moribond, après avoir tué l’année dernière ses cadres, notamment son fondateur Abou Walid al-Sahraoui. « Ils se sont reconstitués, explique un combattant du CSP. Le départ de Barkhane et l’impasse du processus de paix les poussent aussi à reprendre du service. »
Les combattants de l’EIGS sont aussi de l’autre côté de la frontière, au Niger, à 85 kilomètres à l’ouest de Tahoua. « Ils ont fait le plein de motos et de Kalachnikov et rançonnent la population », explique une source sur place. D’après une source sécuritaire nigérienne, des centaines de soldats des forces spéciales ont été déployés à la frontière avec le Mali, où ils opèrent avec l’appui aérien français.
Importants déplacements de population
Ces conflits provoquent la fuite des populations civiles dont certaines traversent la frontière en direction du Niger. Ils sont plusieurs milliers à avoir rejoint les communes d’Abala, dans la région de Tillabéri, de Tillia et d’Eknewan, dans la région de Tahoua dans l’ouest du Niger. Leur nombre exact reste encore inconnu, mais le ministère nigérien de l’Action humanitaire concède que ces déplacements de population sont importants.
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