« Des travailleurs humanitaires sont bloqués à Tombouctou, témoigne un notable de la ville, ils attendent l'autorisation de leur organisme pour emprunter des vols commerciaux. » Si, après une série d'annulations dues aux conditions météorologiques, des avions de la compagnie privée Sky Mali ont desservi Tombouctou ou encore Gao ces derniers jours, les vols humanitaires à destination ou en provenance des régions du nord du Mali sont, eux, toujours cloués au sol.
Ministère de la Défense
Selon plusieurs sources humanitaires, c'est le ministère malien de la Défense qui impose cette interdiction jusqu'à nouvel ordre, en raison d'impératifs de terrain. Certaines sources évoquent également une volonté des autorités de transition de renforcer les procédures de contrôle des équipages et du matériel transporté. À ce jour, les autorisations des vols humanitaires de l'Unhas et du CICR n'ont pas été renouvelées et aucune date de reprise n'a été annoncée.
« Ça va reprendre, c'est la fin d'une vaste opération militaire », rassure pour sa part une autorité officielle à Tombouctou. C'est tout ce qu'espèrent les humanitaires joints par RFI, qui s'inquiètent pour la poursuite de leurs activités dans les régions du nord. Les autorités de transition ont annoncé, le mois dernier, la création d'une nouvelle taxe pour les ONG, qui pourrait remettre en question les financements de certains bailleurs internationaux. Le sujet fait l'objet de discussions tendues entre les organisations humanitaires et le gouvernement malien de transition, mais il ne serait pas lié à la suspension des vols.
Sollicités par RFI, ni le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha), ni le CICR, ni les ministères maliens de la Défense, de la Santé (en charge des affaires humanitaires) et de l'Administration du territoire (porte-parole du gouvernement), ni l'armée malienne, n'ont souhaité commenter.
Ministère de la Défense
Selon plusieurs sources humanitaires, c'est le ministère malien de la Défense qui impose cette interdiction jusqu'à nouvel ordre, en raison d'impératifs de terrain. Certaines sources évoquent également une volonté des autorités de transition de renforcer les procédures de contrôle des équipages et du matériel transporté. À ce jour, les autorisations des vols humanitaires de l'Unhas et du CICR n'ont pas été renouvelées et aucune date de reprise n'a été annoncée.
« Ça va reprendre, c'est la fin d'une vaste opération militaire », rassure pour sa part une autorité officielle à Tombouctou. C'est tout ce qu'espèrent les humanitaires joints par RFI, qui s'inquiètent pour la poursuite de leurs activités dans les régions du nord. Les autorités de transition ont annoncé, le mois dernier, la création d'une nouvelle taxe pour les ONG, qui pourrait remettre en question les financements de certains bailleurs internationaux. Le sujet fait l'objet de discussions tendues entre les organisations humanitaires et le gouvernement malien de transition, mais il ne serait pas lié à la suspension des vols.
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