Un an de prison ferme pour Hajar Raissouni. La journaliste marocaine a été condamnée pour "avortement illégal" et "débauche et relations sexuelles hors mariage". Son fiancé écope d'un an et son gynécologue de deux ans. Cette affaire, qui a suscité un vaste mouvement de solidarité au Maroc et au-delà, remet au coeur du débat l'interdiction d'avorter et l'avortement clandestin.
"Avortement illégal, relations sexuelles illégales, et débauche"... Des accusations que l'on croirait venues d'un autre temps. Mais non, nous sommes bien en 2019, au Maroc.
Hajar Raissouni vient d'être condamnée ce lundi 30 septembre par le tribunal de Rabat à un an de prison ferme pour avortement, un acte hors la loi au Maroc sauf exception.
Journaliste pour le journal arabophone Akhbar Al Yaoum, elle a été interpellée par la police "en flagrant délit d'avortement illégal en présence du gynécologue et d'une infirmière" le 30 août dernier, alors qu'elle se trouvait avec son fiancé dans un cabinet médical de Rabat. Lors de sa première comparution devant un tribunal de Rabat, la jeune femme a réfuté ces accusations. Hajar Raissouni a notamment déclaré au tribunal être mariée religieusement à son fiancé, un professeur universitaire de nationalité soudanaise, et attendre des documents de l’ambassade du Soudan pour officialiser l’union qui, selon la presse, devait avoir lieu dans deux semaines.
"Avortement illégal, relations sexuelles illégales, et débauche"... Des accusations que l'on croirait venues d'un autre temps. Mais non, nous sommes bien en 2019, au Maroc.
Hajar Raissouni vient d'être condamnée ce lundi 30 septembre par le tribunal de Rabat à un an de prison ferme pour avortement, un acte hors la loi au Maroc sauf exception.
Journaliste pour le journal arabophone Akhbar Al Yaoum, elle a été interpellée par la police "en flagrant délit d'avortement illégal en présence du gynécologue et d'une infirmière" le 30 août dernier, alors qu'elle se trouvait avec son fiancé dans un cabinet médical de Rabat. Lors de sa première comparution devant un tribunal de Rabat, la jeune femme a réfuté ces accusations. Hajar Raissouni a notamment déclaré au tribunal être mariée religieusement à son fiancé, un professeur universitaire de nationalité soudanaise, et attendre des documents de l’ambassade du Soudan pour officialiser l’union qui, selon la presse, devait avoir lieu dans deux semaines.
La journaliste #HajarRaissouni condamnée à un an de prison ferme par le pouvoir marocain pour « avortement illégal ».
— Fatima Ouassak (@FOuassak) September 30, 2019
Comme d’habitude, le procès fut une mascarade.
Soutien à cette prisonnière politique!#PasDeJusticePasDePaix pic.twitter.com/zuQTBmaZZn
Un an ferme pour Hajar et son fiancé, deux ans pour le médecin
Quant au praticien, lui aussi rejette la version de la police. "Nous n’avons effectué aucun avortement. J’ai procédé à une intervention urgente", aurait-il déclaré devant le juge, précisant que la journaliste était victime d’une hémorragie et avait besoin d'une opération immédiate. Des déclarations rapportées par le média en ligne Al Ayoum24, appartenant à Akhbar Al Yaoum.
Arrêtés et jugés en même temps qu'elle, son gynécologue a écopé de deux ans de prison ferme ainsi qu'à l'interdiction de pratiquer , son fiancé un an, l'anesthésiste d'un an de prison avec sursis et la secrétaire de huit mois avec sursis.
"Je vais vers mon destin le cœur brisé et la tête haute", a déclaré la jeune femme à des proches venus la visiter en prison, rapporte le site Alyaoum24. La jeune femme dénonce un procès politique. Selon elle, les accusations portées contre elle sont "fabriquées"; et dénonce une "affaire politique” liée à de récents articles consacrés aux détenus du mouvement social du Hirak (mouvement de contestation dans le Rif marocain,ndlr).
Quant au praticien, lui aussi rejette la version de la police. "Nous n’avons effectué aucun avortement. J’ai procédé à une intervention urgente", aurait-il déclaré devant le juge, précisant que la journaliste était victime d’une hémorragie et avait besoin d'une opération immédiate. Des déclarations rapportées par le média en ligne Al Ayoum24, appartenant à Akhbar Al Yaoum.
Arrêtés et jugés en même temps qu'elle, son gynécologue a écopé de deux ans de prison ferme ainsi qu'à l'interdiction de pratiquer , son fiancé un an, l'anesthésiste d'un an de prison avec sursis et la secrétaire de huit mois avec sursis.
"Je vais vers mon destin le cœur brisé et la tête haute", a déclaré la jeune femme à des proches venus la visiter en prison, rapporte le site Alyaoum24. La jeune femme dénonce un procès politique. Selon elle, les accusations portées contre elle sont "fabriquées"; et dénonce une "affaire politique” liée à de récents articles consacrés aux détenus du mouvement social du Hirak (mouvement de contestation dans le Rif marocain,ndlr).
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