Ces derniers jours, plus de 220 embarcations ont été arraisonnées, faute d'être en règle avec la législation mauritanienne qui donne l'obligation aux armateurs d'employer des pêcheurs mauritaniens, sauf dérogation. Plusieurs centaines de pêcheurs sénégalais qui n'auraient pas dû se trouver à bord des pirogues contrôlées se retrouvent ainsi au chômage technique. Certains ont décidé de rentrer chez eux, d'autres attendent qu'une solution soit trouvée. Une solution qui passe notamment par le renouvellement de l'accord de pêche entre les deux pays qui est caduc depuis 2015. Un nouvel accord permettrait aux pêcheurs sénégalais de bénéficier d'un régime légal spécifique, et de ne pas se retrouver seuls à affronter une législation mauritanienne qui ne leur est pas favorable. Mamadou Goudiaby, directeur des pêches maritimes du Sénégal, répond aux questions de RFI.
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