Non loin de la frontière malienne, dans la région l'Hodh Chargui, Tagouraret se trouve dans une grande plaine rocailleuse, entourée de dunes. Cette ville de plusieurs centaines d’habitants vit de sa sebkha, une mine de sel à ciel ouvert.
« Les ouvriers vivent de leurs mains, explique Saleck ould Zein, chef du village. Leur principale activité, c’est le sel. C’est très physique. Ils grattent le sol et remplissent les sacs de sel. Le sac de 50 kg de sel à 10 ouguiyas à des gens qui viennent de Neima et d’ailleurs. Avec ça, on arrive à survivre. Quand ça ne suffit pas, on s’endette ».
Dix ouguiyas le sac de sel, moins de 25 centimes d’euros : malgré ses ressources, Tagouraret peine à prospérer. Pour cette jeune mère de famille, la ville manque de tout : « On a besoin d’eau, d’écoles, d’écoles coraniques et même de réseaux téléphoniques. On veut beaucoup de choses, mais on ne voit rien venir. Pour l’élection, je vais voter oui, je vais voter pour le candidat de l’État. C’est celui dont j’entends parler ».
Comme ses voisins, Mohamed Maouloud votera ce qu’on lui indiquera. La politique, il n’en a cure. Tout ce qu’il demande c’est un avenir pour ses enfants, loin des mines de sel : « Il nous faut une école. Il n’y a pas de madrassa [école coranique], pas de maîtres. Les enfants ici n’apprennent rien. L’éducation, c’est essentiel ». Aujourd’hui, un Mauritanien sur quatre vit sous le seuil de pauvreté.
« Les ouvriers vivent de leurs mains, explique Saleck ould Zein, chef du village. Leur principale activité, c’est le sel. C’est très physique. Ils grattent le sol et remplissent les sacs de sel. Le sac de 50 kg de sel à 10 ouguiyas à des gens qui viennent de Neima et d’ailleurs. Avec ça, on arrive à survivre. Quand ça ne suffit pas, on s’endette ».
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