Avec son costume foncé, ses lunettes métalliques et sa longue chevelure bouclée soigneusement tirée vers l’arrière, Ahmad Al Faqi renvoie l’image d’un homme qui se veut discret et policé. Il écoute, studieux, le rappel des charges, même si son regard est parfois lointain.
Quand il demande à la cour de s’exprimer, c’est avec calme et déférence. Durant une dizaine de minutes, il s’excuse auprès des habitants de Tombouctou, des Maliens et même de l’humanité. Il explique avoir cédé à la pression des leaders d’Aqmi et d’Ansar Dine, demande pardon, appelle à la réconciliation et termine par un conseil aux musulmans : résister à ce genre d’actions néfastes. Mais si les mots sont forts, le visage reste impassible.
Difficile d’imaginer qu’il s’agit du même homme dont le substitut du procureur décrit ensuite le rôle déterminant dans la destruction mausolées, d’abord en les déclarant illégaux au regard de la charia - même s’il est reconnu qu’Al MAdhi avait déconseillé de les détruire pour ne pas risquer l’ire des Tombouctiens - mais surtout, dans la mise en œuvre implacable. C’est lui, en effet, qui a choisi les mausolées à raser et dans quel ordre, lui qui a mobilisé les hommes et les moyens, lui encore qui est filmé, pioche à la main, ou justifiant « ce que nous venons de faire pour ces tombes s’inscrit dans notre lutte contre les pratiques déviantes ».
Même si Al Madhi plaide coupable, l’accusation doit démontrer sa culpabilité à la cour. C’est pour cette raison que le substitut du procureur a insisté sur l’importance du rôle joué par Al Madhi dans les organes de contrôle de la ville, mis en place par les terroristes islamistes. Il a ainsi été chef de la brigade des mœurs, consultant du tribunal islamique ou encore conseiller d’Abou Zeid, le chef d’Aqmi.
En plus des aveux d’Al Madhi, recueillis pendant cinq jours en 2015, l’accusation a présenté une infographie qui compile des cartes satellites, des vidéos ou encore des documents abandonnés par les terroristes. Un expert a également commencé à témoigner.
Quand il demande à la cour de s’exprimer, c’est avec calme et déférence. Durant une dizaine de minutes, il s’excuse auprès des habitants de Tombouctou, des Maliens et même de l’humanité. Il explique avoir cédé à la pression des leaders d’Aqmi et d’Ansar Dine, demande pardon, appelle à la réconciliation et termine par un conseil aux musulmans : résister à ce genre d’actions néfastes. Mais si les mots sont forts, le visage reste impassible.
Difficile d’imaginer qu’il s’agit du même homme dont le substitut du procureur décrit ensuite le rôle déterminant dans la destruction mausolées, d’abord en les déclarant illégaux au regard de la charia - même s’il est reconnu qu’Al MAdhi avait déconseillé de les détruire pour ne pas risquer l’ire des Tombouctiens - mais surtout, dans la mise en œuvre implacable. C’est lui, en effet, qui a choisi les mausolées à raser et dans quel ordre, lui qui a mobilisé les hommes et les moyens, lui encore qui est filmé, pioche à la main, ou justifiant « ce que nous venons de faire pour ces tombes s’inscrit dans notre lutte contre les pratiques déviantes ».
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