Dans une interview qu’il a accordée, ce vendredi, à nos confrères de RFI et France 24, le président de la République, Abdoulaye Wade, a manifesté son intention de retourner à l’Union africaine le dossier de l’ancien président tchadien, Hissène Habré, accusé de crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis au cours de son magistère. Il sous-tend sa menace sur le fait qu’il n’a pas reçu le soutien qu’il espérait.
«Le prochain sommet, je dirai prenez votre dossier, sinon Hissène Habré, je vais le renvoyer quelque part», a déclaré Me Wade qui ajoute : «Je sais très bien où je vais le renvoyer. Je peux très bien le renvoyer chez lui. Je vous dis très clairement, je vais m’en débarrasser (…)», a mis en garde le Chef de l’Etat.
«C’est l’Union africaine qui m’avait confié ce dossier. Je regrette d’ailleurs. Franchement, je regrette d’avoir accepté parce que je n’ai pas obtenu le minimum de soutien que je cherchais. L’Union africaine a demandé s’il y avait un Etat qui acceptait de faire juger Hissène Habré pour son compte», a développé Me Wade, apparemment très agacé.
«C’est par souci de ne pas voir les Africains être jugés ailleurs que sur le continent que j’avais accepté le principe de faire juger Hissène Habré au Sénégal», a rappelé Me Wade qui dit réprouver l’idée de faire juger des Africains par l’extérieur. «Je trouve que ce n’est pas digne d’un Etat africain ou des Etats africains. C’est pour ça que j’ai accepté à juste raison», a-t-il martelé.
A noter que c’est suite à une plainte des avocats de Hissène Habréque la Cour de justice de la CEDEAO a demandé récemment la mise en place d’un Tribunal spécial, estimant que le Sénégal n’a pas le droit de juger Habré par une loi rétroactive. Une recommandation qui fâche Me Wade.
«(…) la décision de la cours de la CEDEAO est en contradiction avec l’Union africaine, moi je ne peux pas entrer dans toutes ces histoires là. Je veux que l’Union africaine reprenne son dossier. Voilà ma position», a-t-il lâché.
«Le prochain sommet, je dirai prenez votre dossier, sinon Hissène Habré, je vais le renvoyer quelque part», a déclaré Me Wade qui ajoute : «Je sais très bien où je vais le renvoyer. Je peux très bien le renvoyer chez lui. Je vous dis très clairement, je vais m’en débarrasser (…)», a mis en garde le Chef de l’Etat.
«C’est l’Union africaine qui m’avait confié ce dossier. Je regrette d’ailleurs. Franchement, je regrette d’avoir accepté parce que je n’ai pas obtenu le minimum de soutien que je cherchais. L’Union africaine a demandé s’il y avait un Etat qui acceptait de faire juger Hissène Habré pour son compte», a développé Me Wade, apparemment très agacé.
«C’est par souci de ne pas voir les Africains être jugés ailleurs que sur le continent que j’avais accepté le principe de faire juger Hissène Habré au Sénégal», a rappelé Me Wade qui dit réprouver l’idée de faire juger des Africains par l’extérieur. «Je trouve que ce n’est pas digne d’un Etat africain ou des Etats africains. C’est pour ça que j’ai accepté à juste raison», a-t-il martelé.
A noter que c’est suite à une plainte des avocats de Hissène Habréque la Cour de justice de la CEDEAO a demandé récemment la mise en place d’un Tribunal spécial, estimant que le Sénégal n’a pas le droit de juger Habré par une loi rétroactive. Une recommandation qui fâche Me Wade.
«(…) la décision de la cours de la CEDEAO est en contradiction avec l’Union africaine, moi je ne peux pas entrer dans toutes ces histoires là. Je veux que l’Union africaine reprenne son dossier. Voilà ma position», a-t-il lâché.
Autres articles
-
🛑 EN DIRECT | Discours du Président Bassirou Diomaye Faye à l’Assemblée générale des Nations Unies
-
Dissolution de l’Assemblée nationale : le Président Bassirou Diomaye Faye n’exclut rien et ne fixe aucune date
-
Sénégal : Diomaye commente pour la première fois le limogeage de Sonko et admet des «divergences persistantes»
-
Élections locales : Bassirou Diomaye Faye évoque un possible report, sous condition de consensus
-
ONU : «La candidature de Macky Sall garde toutes ses chances de succès», selon Diomaye Faye




🛑 EN DIRECT | Discours du Président Bassirou Diomaye Faye à l’Assemblée générale des Nations Unies


