Le FLA se considère comme un groupe politico-militaire et rejette catégoriquement le qualificatif de « terroriste ». « Le FLA n'est pas une organisation terroriste parce qu'il porte les aspirations de tout un peuple, affirme Mohamed Elmaouloud Ramadane, porte-parole du FLA. Il a un projet politique pour l'auto-détermination de la population de l'Azawad (terme sous lequel les indépendantistes désignent les régions du nord du Mali, ndlr). Le FLA n'est que la continuité de cette lutte qui a été menée depuis longtemps par cette population qui a subi tant de massacres et qui est en train de résister. Donc le FLA mène la lutte d'une population qui aspire à vivre librement et dignement sur son territoire. »
« Pas responsable »
Les rebelles sont aujourd'hui alliés avec les jihadistes du Jnim, qui s'en prennent aux populations civiles, prennent des otages et placent des populations entières sous blocus. « C'est une coordination (militaire, ndlr) tactique, balaie le porte-parole du FLA, pour faire face à un ennemi. Le FLA n'est en aucun cas responsable des actions menées par le Jnim. »
Et de rappeler que le FLA ne s'en prend pas aux civils, contrairement à l'armée malienne et ses partenaires russes de Wagner, devenu Africa Corps, auteurs de nombreuses exactions.
« Hybridation entre séparatisme et jihadisme international »
Des arguments que réfute Ahmadou Touré, directeur à Bamako du Centre de Recherche en gouvernance, médiation et sécurité au Sahel. « Le FLA mérite pleinement la qualification de groupe terroriste, estime le chercheur. Il a conclu une alliance opérationnelle explicite avec le Jnim, affilié à al-Qaïda pour mener des actions coordonnées contre des positions stratégiques du Mali. Cette hybridation entre séparatisme et jihadisme international dépasse largement une rébellion. Par ses méthodes violentes, poursuit Ahmadou Touré, le FLA menace l'intégrité territoriale du Mali, provoque des déplacements de populations et fragilise la stabilité nationale. Revendiquer une cause n'excuse pas le partenariat avec une organisation désignée "terroriste" par l'ONU, les États-Unis et la communauté internationale. Ni le recours à la force contre un État souverain. Un vrai dialogue de paix suppose un désarmement, préalable à un rejet clair du terrorisme. »
Un débat sémantique qui se retrouve dans de nombreux conflits à travers le monde. Les groupes armés indépendantistes qui forment aujourd'hui le FLA sont les mêmes qui avaient signé l'accord de paix de 2015 avec Bamako. Cet accord avait permis de faire taire les armes, de maintenir ces groupes dans le giron de l'État malien et de les éloigner de la sphère jihadiste, même si sa mise en oeuvre, laborieuse, n'a jamais été menée à son terme. Cet accord de paix a été rompu unilatéralement par les actuelles autorités de transition, créant les conditions d'une reprise de la guerre.
Maître Mountaga Tall, avocat, homme politique et défenseur de la démocratie malienne a été enlevé à son domicile dans la nuit de samedi à dimanche par des hommes armés et encagoulés. Le mode opératoire est classique de la sécurité d'État. Sa famille est sans nouvelle depuis. A ce stade, son enlèvement n'a fait l'objet d'aucune explication officielle et reste en dehors de toute procédure légale.
« Pas responsable »
Les rebelles sont aujourd'hui alliés avec les jihadistes du Jnim, qui s'en prennent aux populations civiles, prennent des otages et placent des populations entières sous blocus. « C'est une coordination (militaire, ndlr) tactique, balaie le porte-parole du FLA, pour faire face à un ennemi. Le FLA n'est en aucun cas responsable des actions menées par le Jnim. »
Et de rappeler que le FLA ne s'en prend pas aux civils, contrairement à l'armée malienne et ses partenaires russes de Wagner, devenu Africa Corps, auteurs de nombreuses exactions.
« Hybridation entre séparatisme et jihadisme international »
Des arguments que réfute Ahmadou Touré, directeur à Bamako du Centre de Recherche en gouvernance, médiation et sécurité au Sahel. « Le FLA mérite pleinement la qualification de groupe terroriste, estime le chercheur. Il a conclu une alliance opérationnelle explicite avec le Jnim, affilié à al-Qaïda pour mener des actions coordonnées contre des positions stratégiques du Mali. Cette hybridation entre séparatisme et jihadisme international dépasse largement une rébellion. Par ses méthodes violentes, poursuit Ahmadou Touré, le FLA menace l'intégrité territoriale du Mali, provoque des déplacements de populations et fragilise la stabilité nationale. Revendiquer une cause n'excuse pas le partenariat avec une organisation désignée "terroriste" par l'ONU, les États-Unis et la communauté internationale. Ni le recours à la force contre un État souverain. Un vrai dialogue de paix suppose un désarmement, préalable à un rejet clair du terrorisme. »
Un débat sémantique qui se retrouve dans de nombreux conflits à travers le monde. Les groupes armés indépendantistes qui forment aujourd'hui le FLA sont les mêmes qui avaient signé l'accord de paix de 2015 avec Bamako. Cet accord avait permis de faire taire les armes, de maintenir ces groupes dans le giron de l'État malien et de les éloigner de la sphère jihadiste, même si sa mise en oeuvre, laborieuse, n'a jamais été menée à son terme. Cet accord de paix a été rompu unilatéralement par les actuelles autorités de transition, créant les conditions d'une reprise de la guerre.
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