Face aux menaces d'expulsion visant des Sénégalais aux États-Unis, Horizon Sans Frontières dénonce une instrumentalisation politique des migrants et appelle à une intervention urgente des autorités sénégalaises. Dans un communiqué, Boubacar Seye, président de l'organisation, souligne que la communauté sénégalaise, loin d'être une menace, est intégrée activement dans la société américaine et ne doit pas servir d’argument de campagne électorale.
«Les Sénégalais établis aux États-Unis ne sont ni des criminels ni une menace pour la sécurité nationale. Ils sont des travailleurs, des entrepreneurs, des étudiants, des pères et des mères de famille qui participent activement à la vie économique et sociale de leur pays d'accueil», affirme M. Seye.
L'organisation insiste aussi sur le respect de la dignité humaine, rappelant que « la lutte contre l'immigration irrégulière ne saurait justifier des mesures collectives qui fragilisent des familles, brisent des parcours de vie et alimentent la peur au sein de communautés entières».
Pour rappel, la politique migratoire de l'administration Trump se caractérise par un durcissement sans précédent, visant un million d'expulsions par an, la suspension des visas pour 75 pays et le retour du programme « Remain in Mexico ». Une stratégie validée par la Cour suprême permet de renvoyer des migrants africains vers des pays tiers de transit, tandis que le droit d'asile est quasi totalement gelé.
Sur le plan intérieur, l'administration impose la détention systématique des sans-papiers via la loi Laken Riley et menace les « villes sanctuaires» de paralyser leurs aéroports internationaux en cas de non-coopération.
«Les Sénégalais établis aux États-Unis ne sont ni des criminels ni une menace pour la sécurité nationale. Ils sont des travailleurs, des entrepreneurs, des étudiants, des pères et des mères de famille qui participent activement à la vie économique et sociale de leur pays d'accueil», affirme M. Seye.
L'organisation insiste aussi sur le respect de la dignité humaine, rappelant que « la lutte contre l'immigration irrégulière ne saurait justifier des mesures collectives qui fragilisent des familles, brisent des parcours de vie et alimentent la peur au sein de communautés entières».
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