Connectez-vous S'inscrire
PRESSAFRIK.COM , L'info dans toute sa diversité (Liberté - Professionnalisme - Crédibilité)

Migration irrégulière : Le Médiateur de la République Demba Kandji en mission de protection aux Canaries



Migration irrégulière : Le Médiateur de la République Demba Kandji en mission de protection aux Canaries
En visite officielle aux îles Canaries, le Médiateur de la République, Demba Kandji, a dressé un constat sans concession sur la situation des migrants sénégalais et les causes profondes de leur exil. Dans un entretien accordé au site diariodeavisos, il plaide pour une vigilance de chaque instant.

Face à la vulnérabilité des 10 000 Sénégalais établis dans l'archipel, M. Kandji a signé un accord avec son homologue espagnole, Dolores Padrón. L'objectif est de « mieux comprendre la situation des migrants sénégalais en Espagne et, parallèlement, évaluer ce que nous pouvons faire pour ces personnes au Sénégal. »

Le Médiateur a notamment pointé des failles administratives majeures, comme le manque d'interprètes, soulignant que beaucoup « signent des documents sans les comprendre, ce qui constitue une violation flagrante de leurs droits. »

Au-delà des chiffres, Demba Kandji rappelle le coût humain insoutenable de la traversée de l'Atlantique : « Si une centaine de jeunes atteignent le territoire espagnol, une centaine, une cinquantaine, ont probablement péri en mer. »

Originaire d'une région rurale, il témoigne du traumatisme des familles restées au pays : « Lorsqu'un jeune meurt en mer, sa famille ne peut pas faire pleinement son deuil, car il n'y a pas de corps. Cela laisse un traumatisme profond et permanent. »

Tout en reconnaissant que la migration est un droit, le Médiateur appelle à une transformation du modèle actuel vers une migration circulaire. « Les jeunes viennent avec l'accord du gouvernement espagnol, travaillent quelque temps, puis retournent au Sénégal. »

Pour freiner les départs par désespoir, il exhorte les responsables politiques à s'attaquer aux causes structurelles : le chômage, le coût de la vie et le manque de perspectives pour une population dont 70 % a moins de 30 ans. Selon lui, l'investissement doit se faire à la source, via la formation technique et les projets ruraux, afin que l'exil ne soit plus « une fuite face au désespoir, mais une opportunité structurée et protégée. »

Fodé Bakary Camara

Mercredi 25 Mars 2026 - 09:33


div id="taboola-below-article-thumbnails">

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter