Les sept agents présents lors du décès de Astou Sokhna ont été convoqués hier-mercredi par la police de Louga. Un des agents sanitaires indexés par l'enquête administrative et suspendus pour une durée de 10 jours, a livré sa version des faits et fustige l'attitude sa hiérarchie
Contacté par nos confrères de L'Observateur avant les auditions à la police, le mis en cause déclare «Je n'ai rien à me reprocher. J'ai la conscience tranquille, j'ai fait ce que je devais faire. Ceux qui nous ont jetés en pâture, ont fui leurs responsabilités...», s'est empressée de déclarer la dame à mots couverts pour, dit-elle, éviter les représailles de ses supérieurs.
Poursuivant, elle est revenue sur ce fameux jour coïncidant avec le décès de la jeune dame Astou Sokhna. Elle se défend: «Les gens sont en train de nous accuser à tort. Nous n'avons jamais souhaité la mort d'une patiente, a fortiori une femme enceinte. Mais, le jour du drame, nous étions assaillies par les malades, donc nous nous occupions des cas les plus graves. Nous sommes en sous nombre. Nous sommes dépassées dès que nous recevons un nombre impressionnant de femmes enceintes. Je ne veux pas entrer dans certains détails, mais la défunte était gravement malade. Sa grossesse était risquée. Elle était bien portante quand nous l'avions laissée sous perfusion sur le lit en attendant l'arrivée de l'agent qui devrait la programmer pour une intervention chirurgicale, mais à notre grande surprise, elle a rechuté. Nous serons peut-être les agneaux du sacrifice, car la pression est grande du côté de la tutelle, mais le ministre en personne est au courant de tout. Nous squattons une partie de la médecine, car la Pédiatrie est en construction. Les travaux sont à l'arrêt depuis deux ans à cause d'un différend opposant le ministère et le bailleur...»
L'enquête administrative commanditée par le ministère de la Santé et de l'Action sociale qui avait dépêché sur le terrain 18 «enquêteurs», a été bouclée mercredi matin. Le rapport a ainsi été remis à la tutelle, laquelle n'a pas tardé à sommer le directeur de la structure sanitaire de prendre des mesures conservatoires. Ce dernier a été d'ailleurs limogé par le président de la République, en Conseil des ministres hier.
Contacté par nos confrères de L'Observateur avant les auditions à la police, le mis en cause déclare «Je n'ai rien à me reprocher. J'ai la conscience tranquille, j'ai fait ce que je devais faire. Ceux qui nous ont jetés en pâture, ont fui leurs responsabilités...», s'est empressée de déclarer la dame à mots couverts pour, dit-elle, éviter les représailles de ses supérieurs.
Poursuivant, elle est revenue sur ce fameux jour coïncidant avec le décès de la jeune dame Astou Sokhna. Elle se défend: «Les gens sont en train de nous accuser à tort. Nous n'avons jamais souhaité la mort d'une patiente, a fortiori une femme enceinte. Mais, le jour du drame, nous étions assaillies par les malades, donc nous nous occupions des cas les plus graves. Nous sommes en sous nombre. Nous sommes dépassées dès que nous recevons un nombre impressionnant de femmes enceintes. Je ne veux pas entrer dans certains détails, mais la défunte était gravement malade. Sa grossesse était risquée. Elle était bien portante quand nous l'avions laissée sous perfusion sur le lit en attendant l'arrivée de l'agent qui devrait la programmer pour une intervention chirurgicale, mais à notre grande surprise, elle a rechuté. Nous serons peut-être les agneaux du sacrifice, car la pression est grande du côté de la tutelle, mais le ministre en personne est au courant de tout. Nous squattons une partie de la médecine, car la Pédiatrie est en construction. Les travaux sont à l'arrêt depuis deux ans à cause d'un différend opposant le ministère et le bailleur...»
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