Après une première visite dans la région en 2025, dédiée aux forces armées, cette fois-ci, le chef d'état mozambicain est allé au contact des populations, qui nourissent un sentiment d'abandon face à la menace terroriste. Face à un parterre d'habitants qui se sentent délaissés depuis des années par Maputo, dans cette région reculée en proie à une insurrection jihadiste, Daniel Chapo a promis que le développement socioéconomique du Cabo Delgado est une priorité de son gouvernement. Lors de son discours, le président mozambicain a également invité les insurgés à « quitter leurs forêts pour entamer un dialogue ».
Une proposition que le chercheur mozambicain João Feijó juge peu réaliste, il y voit avant tout une mise en scène politique. « C'est une curieuse proposition, j'ai du mal à imaginer les shebabs déposer leurs armes pour se rendre dans une salle climatilisée à Maputo et discuter d'une paix nationale. » Afin d'endiguer la menace terroriste, João Feijó ne voit qu'une solution: parvenir à une meilleure redistribution des richesses engendrées par les multinationales extractivistes, présentes sur le territoire.
« La réponse doit être holistique. Il ne suffit pas de négocier avec les shebabs. Les multinationales doivent également prendre part aux négociations ! Il faut comprendre que ce système extractiviste, qui ne bénéficie pas aux populations locales, engendre des conflits. Les acteurs de ces économies enclavées que sont Total, Mozambique LNG, Montepuez, ils créent de l'exclusion, de la violence économique, des expropriations. Et l'Etat, qui devrait représenter les populations, se place du côté de ces multinationales. C'est tout ce scénario que les shebabs exploitent ensuite. Et si ce ne sont pas eux, ce sera l'opposant Venâncio Mondlane, ou n'importe qui d'autre sur cette terre. »
La coopération des forces rwandaises présentes dans la région, estimées à environ 4 000 soldats, pourrait prendre fin. L'Union Européenne a annoncé qu'elle ne renouvelerait plus son aide financière aux troupes de Kigali déployées au Mozambique.
Une proposition que le chercheur mozambicain João Feijó juge peu réaliste, il y voit avant tout une mise en scène politique. « C'est une curieuse proposition, j'ai du mal à imaginer les shebabs déposer leurs armes pour se rendre dans une salle climatilisée à Maputo et discuter d'une paix nationale. » Afin d'endiguer la menace terroriste, João Feijó ne voit qu'une solution: parvenir à une meilleure redistribution des richesses engendrées par les multinationales extractivistes, présentes sur le territoire.
« La réponse doit être holistique. Il ne suffit pas de négocier avec les shebabs. Les multinationales doivent également prendre part aux négociations ! Il faut comprendre que ce système extractiviste, qui ne bénéficie pas aux populations locales, engendre des conflits. Les acteurs de ces économies enclavées que sont Total, Mozambique LNG, Montepuez, ils créent de l'exclusion, de la violence économique, des expropriations. Et l'Etat, qui devrait représenter les populations, se place du côté de ces multinationales. C'est tout ce scénario que les shebabs exploitent ensuite. Et si ce ne sont pas eux, ce sera l'opposant Venâncio Mondlane, ou n'importe qui d'autre sur cette terre. »
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