Les Algériens sont appelés à renouveler les 407 membres de l'Assemblée populaire nationale (APN), la chambre basse du Parlement, pour un mandat de cinq ans. Le pays est entré en période de silence électoral depuis lundi 29 juin. Pour les partis d'opposition, ces élections seraient « pâles », ne susciteraient aucunement l'intérêt des électeurs et auraient été vidées de leur contenu.
Ils dénoncent également l'invalidation, selon eux sans raison juridique valable, des candidatures de leurs principaux représentants par l'Autorité nationale indépendante des élections (Anie). Les candidats invalidés représentent un tiers de l'ensemble des candidats. À défaut d'une offre politique réellement diversifiée, plusieurs observateurs estiment que l'Algérie se dirige vers davantage d'inertie politique et que la future Assemblée en sortira affaiblie.
Une offre politique jugée peu renouvelée
Au-delà des résultats, le véritable enjeu du scrutin réside dans le taux de participation, qui s'annonce faible. Après le Hirak de 2019, une partie de la population espérait voir émerger une nouvelle génération de responsables politiques. Mais les mêmes visages et les mêmes noms dominent à nouveau les listes électorales, tandis que les mêmes partis continuent de se plier à la volonté du pouvoir. Cette situation contribuerait à éloigner une partie des Algériens de la vie politique.
Le peu de nouveauté apparu pour cette élection 2026 vient des candidats de la société civile et du milieu universitaire. Indépendants pour la plupart, ils ne sont toutefois pas invités par les médias publics, qui leur ferment leurs portes dès lors qu'ils se montrent critiques à l'égard du régime. Les analystes s'interrogent également sur la marge de manœuvre dont ils disposeraient s'ils étaient élus.
À l'heure actuelle, l'Assemblée est dominée par les trois partis au pouvoir, qui imposent leur volonté. Les petits partis qui siègent à leurs côtés n'ont pas réussi à exercer les prérogatives que leur accorde la loi. Ils ont fini par être marginalisés et rendus inefficaces en raison de l'État profond et de la bureaucratie.
Pour Kader Abderrahim, chercheur spécialiste du Maghreb et maître de conférences à Sciences Po, ces législatives n'ont été organisées que pour « envoyer un signal aux partenaires étrangers d'un État stable », d'autant plus que « la répression se poursuit et semble durer ». Selon lui, elle pourrait également témoigner des luttes internes entre les courants du régime, « qui ne concernent pas la société algérienne ».
Ils dénoncent également l'invalidation, selon eux sans raison juridique valable, des candidatures de leurs principaux représentants par l'Autorité nationale indépendante des élections (Anie). Les candidats invalidés représentent un tiers de l'ensemble des candidats. À défaut d'une offre politique réellement diversifiée, plusieurs observateurs estiment que l'Algérie se dirige vers davantage d'inertie politique et que la future Assemblée en sortira affaiblie.
Une offre politique jugée peu renouvelée
Au-delà des résultats, le véritable enjeu du scrutin réside dans le taux de participation, qui s'annonce faible. Après le Hirak de 2019, une partie de la population espérait voir émerger une nouvelle génération de responsables politiques. Mais les mêmes visages et les mêmes noms dominent à nouveau les listes électorales, tandis que les mêmes partis continuent de se plier à la volonté du pouvoir. Cette situation contribuerait à éloigner une partie des Algériens de la vie politique.
Le peu de nouveauté apparu pour cette élection 2026 vient des candidats de la société civile et du milieu universitaire. Indépendants pour la plupart, ils ne sont toutefois pas invités par les médias publics, qui leur ferment leurs portes dès lors qu'ils se montrent critiques à l'égard du régime. Les analystes s'interrogent également sur la marge de manœuvre dont ils disposeraient s'ils étaient élus.
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