Chissale, journaliste pour la publication en ligne Pinnacle News, sort de chez lui, à Pemba, la capitale de la province du Cabo Delgado, dans l’extrême nord du Mozambique. Il retrouve son ami, Abudo Gafuro, devant l’église Maria Auxiliadora. Le journaliste tourne une vidéo dans laquelle il évoque des fraudes électorales. Depuis plusieurs mois, le pays est secoué par la contestation des résultats des élections générales d’octobre. « Je la posterai ce soir », promet-il, quand les deux hommes se séparent.
Quelques heures plus tard, Arlindo Chissale prend un bus pour se rendre à Nacala, quelques centaines de kilomètres plus au Sud. Il doit rejoindre son deuxième travail, dans un cimetière de la ville. Chissale n’est jamais arrivé à destination. Dix-sept mois après sa disparition, il reste toujours introuvable.
Menaces
Les dernières heures connues d’Arlindo Chissale sont racontées par son frère Macario. D’après des témoins qu’il a pu rencontrer, le bus du journaliste a été arrêté, vers le village de Silva Macua, à une centaine de kilomètres à l’ouest de Pemba, par une voiture blanche banalisée. Cinq hommes en sont sortis, dont deux vêtus d’uniformes de la police. Ils ont fait descendre le reporter, l’ont frappé, avant de le pousser dans le véhicule.
La disparition d’Arlindo Chissale n’a pas surpris son entourage. « Il nous avait préparés au pire, confie son frère. Ces derniers temps, il se sentait menacé et persécuté ». Depuis plusieurs années, le reporter travaille sur des sujets sensibles : le terrorisme qui secoue la région, les violences sexuelles perpétrées par les Forces armées du Mozambique (FADM), la corruption ou encore le trafic de drogue.
Juste avant de disparaître, le journaliste a été convoqué à une heure tardive, à une station-service, par Bernardo Ouana, le commandant du 3e commissariat de Pemba. Un rendez-vous qui avait inquiété ses proches.
Quelques heures plus tard, Arlindo Chissale prend un bus pour se rendre à Nacala, quelques centaines de kilomètres plus au Sud. Il doit rejoindre son deuxième travail, dans un cimetière de la ville. Chissale n’est jamais arrivé à destination. Dix-sept mois après sa disparition, il reste toujours introuvable.
Menaces
Les dernières heures connues d’Arlindo Chissale sont racontées par son frère Macario. D’après des témoins qu’il a pu rencontrer, le bus du journaliste a été arrêté, vers le village de Silva Macua, à une centaine de kilomètres à l’ouest de Pemba, par une voiture blanche banalisée. Cinq hommes en sont sortis, dont deux vêtus d’uniformes de la police. Ils ont fait descendre le reporter, l’ont frappé, avant de le pousser dans le véhicule.
La disparition d’Arlindo Chissale n’a pas surpris son entourage. « Il nous avait préparés au pire, confie son frère. Ces derniers temps, il se sentait menacé et persécuté ». Depuis plusieurs années, le reporter travaille sur des sujets sensibles : le terrorisme qui secoue la région, les violences sexuelles perpétrées par les Forces armées du Mozambique (FADM), la corruption ou encore le trafic de drogue.
Juste avant de disparaître, le journaliste a été convoqué à une heure tardive, à une station-service, par Bernardo Ouana, le commandant du 3e commissariat de Pemba. Un rendez-vous qui avait inquiété ses proches.
Autres articles
-
Soudan du Sud: plus de la moitié du pays connaît une insécurité alimentaire aiguë, dit l'ONU
-
Affaire Toufé Maecha aux Comores : Le CPJ se réjouit de la libération du journaliste et exige la fin des « arrestations cavalières »
-
Intégration économique : La CEDEAO prépare la réunion des ministres du Commerce face aux enjeux de la « ZLECAF » et de l'OMC
-
Plus de 1000 migrants ont été secourus au large des côtes mauritaniennes en dix jours
-
Génocide des Tutsis: ouverture à Paris du procès en appel de l'ex-médecin Eugène Rwamucyo




Soudan du Sud: plus de la moitié du pays connaît une insécurité alimentaire aiguë, dit l'ONU


