Des gens à la présidence laissent croire que Macky Sall avait déjà fini de choisir son Premier ministre et de concocter sa liste juste après le limogeage d’Aminata Touré. Alors pourquoi avoir attendu 48 heures pour donner la composition du nouveau gouvernement ? Nos sources sont catégoriques et signalent que le président de la République avait certes une short-list mais il était animé d’un dilemme et voulait au moins voir clair avant de procéder aux nominations. Son principal souci était que le nouveau gouvernement ne suscite pas de volée de bois vert.
En réalité jusqu’à quelles heures de l’annonce du nom du Premier ministre, Abdoulaye Daouda Diallo était en pôle position parmi les trois (Mouhamed Dionne, Mouhamadou Makhtar Cissé et Abdoulaye Daouda Diallo). Cependant il a été désavantagé par des détails de plus en plus agités et collés à ce régime. En effet, le président de la République a voulu éviter le syndrome «nédo ko badoum (en pulaar, les liens de parenté priment)». Dès depuis le début de son magistère, cette critique revient souvent. On lui colle une propension à privilégier l’ethnie Al pulaar dans ses nominations aussi bien dans le gouvernement qu’au niveau des grandes directions de sociétés nationales.
De plus cette crainte a été confirmée par les bulletins de renseignements qui lui ont permis de voir clair dans ses différentes nominations. L’autre écueil pour Abdoulaye Daouda Diallo est sa position très politique. Au ministère de l’Intérieur, l’opposition ne lui fait pas de cadeau donc au poste de Premier ministre les diatribes et attaques en règle allaient beaucoup se multiplier. Macky Sall et son staff restreint ont ainsi pris le temps d’analyser froidement ces paramètres avant de jeter leur dévolu sur Mohamed Dione. Et par rapport aux critères (perspicacité, maîtrise de l’administration sénégalaise, bonne proximité avec le président) qui étaient en jeu, il était aussi bien positionné. Toujours à la lumière de ces indices, là où il devance Abdoulaye Daouda Diallo c’est l’effet de surprise mais surtout le préjugé favorable qu’il peut avoir compte tenu des différents postes qu’il a occupé au cœur de l’Etat et dans de grandes institutions internationales.
En réalité jusqu’à quelles heures de l’annonce du nom du Premier ministre, Abdoulaye Daouda Diallo était en pôle position parmi les trois (Mouhamed Dionne, Mouhamadou Makhtar Cissé et Abdoulaye Daouda Diallo). Cependant il a été désavantagé par des détails de plus en plus agités et collés à ce régime. En effet, le président de la République a voulu éviter le syndrome «nédo ko badoum (en pulaar, les liens de parenté priment)». Dès depuis le début de son magistère, cette critique revient souvent. On lui colle une propension à privilégier l’ethnie Al pulaar dans ses nominations aussi bien dans le gouvernement qu’au niveau des grandes directions de sociétés nationales.
De plus cette crainte a été confirmée par les bulletins de renseignements qui lui ont permis de voir clair dans ses différentes nominations. L’autre écueil pour Abdoulaye Daouda Diallo est sa position très politique. Au ministère de l’Intérieur, l’opposition ne lui fait pas de cadeau donc au poste de Premier ministre les diatribes et attaques en règle allaient beaucoup se multiplier. Macky Sall et son staff restreint ont ainsi pris le temps d’analyser froidement ces paramètres avant de jeter leur dévolu sur Mohamed Dione. Et par rapport aux critères (perspicacité, maîtrise de l’administration sénégalaise, bonne proximité avec le président) qui étaient en jeu, il était aussi bien positionné. Toujours à la lumière de ces indices, là où il devance Abdoulaye Daouda Diallo c’est l’effet de surprise mais surtout le préjugé favorable qu’il peut avoir compte tenu des différents postes qu’il a occupé au cœur de l’Etat et dans de grandes institutions internationales.
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