L’ancien président du Sénégal, Macky Sall, a exposé ce mercredi 22 avril 2026 sa vision pour l’avenir des Nations Unies dans une déclaration qui sonne comme un manifeste pour la transformation globale. Se présentant en candidat d'équilibre dans un monde de fractures, il a d'emblée affiché sa volonté de rupture avec l'immobilisme diplomatique : « Ma première priorité sera de contribuer à restaurer la confiance, apaiser les tensions, réduire les fractures et redonner espoir dans notre action collective ».
Pour Macky Sall, cette ambition passe d'abord par une neutralité absolue et une capacité à fédérer les blocs géopolitiques. « Comme le veut la Charte des Nations Unies, je serai un Secrétaire général impartial, qui parle à tous, et qui écoute tous », a-t-il affirmé, avant de se définir comme un « bâtisseur de ponts entre les nations, entre les cultures et les civilisations, entre l’Est et l’Ouest, entre le Nord et le Sud ». Cette posture de médiateur se veut le socle d'une diplomatie préventive qu'il souhaite activer sans délai pour répondre aux urgences sécuritaires mondiales.
L'axe majeur de son intervention a porté sur la nécessité de réformer la « machine » onusienne, qu'il juge inadaptée aux réalités contemporaines. Macky Sall a proposé une méthode rigoureuse pour la gestion de l'Organisation : « Trois impératifs guideront mon action : rationaliser, simplifier, optimiser ». Il a insisté sur l'urgence d'une meilleure coordination entre agences pour éviter les doublons, martelant que « chaque dépense effectuée doit répondre aux efforts et aux attentes des États membres ». Sur le plan politique, il a réitéré son appel à une refonte des instances de décision, précisant que « faire évoluer les Nations Unies, c’est aussi réformer le Conseil de sécurité sur une base consensuelle ».
Enfin, fort de son parcours à la tête du Sénégal, le candidat a plaidé pour une révolution du financement du développement, dénonçant un système à bout de souffle. Constatant que « le poids de la dette est devenu insoutenable pour de nombreux pays », il a exhorté la communauté internationale à passer de la logique de l'aide à celle de l'investissement. En conclusion de son plaidoyer, il a promis de s'engager totalement pour une « Organisation réconciliée avec ses principes, une Organisation revitalisée et à la hauteur des défis de notre temps ».
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