Près de deux mois après l'ouverture du procès de Kizza Besigye devant une cour martiale de la capitale ougandaise pour « détention illégale d’armes à feu » dans le but de déstabiliser la sécurité nationale, le 20 novembre, une nouvelle audience est prévue ce lundi 13 janvier. Mais à quelques heures de sa tenue, une question est sur toutes les lèvres : celle-ci pourra-t-elle, cette fois, se dérouler dans des conditions normales ?
La précédente, mardi 7 janvier, s'était, en effet, terminée dans la confusion, avec l'arrestation d'un avocat de l'opposant historique au président ougandais Yoweri Museweni. L'événement avait donné lieu à une séquence incroyable : sur des images vidéos, on peut voir Eron Kiiza être violemment malmené par des soldats en pleine audience, avant d’être envoyé en prison pour neuf mois sans inculpation formelle. Son tort ? Avoir commis une « faute professionnelle », selon la cour martiale.
Avant cela, « des militaires » avaient, selon un autre avocat de l’accusé, tenté d’empêcher les représentants de Kizza Besigye d’entrer dans le tribunal.
« Kidnappé » à Nairobi
En réaction, une manifestation a eu lieu, jeudi 9 janvier, pour réclamer la libération d'Eron Kiiza au cours de laquelle sept activistes ont été brièvement interpellés avant d’être remis en liberté.
Kizza Besigye a comparu pour la première fois le 20 novembre devant la cour martiale, quatre jours seulement après avoir été, selon son épouse, « kidnappé » à Nairobi où il était venu participer à la sortie du livre de l’opposante kenyane Martha Karua.
Au cours de cette première audience, l’ancien médecin personnel de Yoweri Museveni avait nié les accusations de détention de pistolets portées contre lui et contesté la compétence de ses juges. Alors que Kizza Besigye demande depuis le début de l'affaire à comparaître devant un tribunal civil, la question de la légitimité du tribunal militaire à le juger s'était une nouvelle fois retrouvée au coeur des débats, mardi dernier.
La précédente, mardi 7 janvier, s'était, en effet, terminée dans la confusion, avec l'arrestation d'un avocat de l'opposant historique au président ougandais Yoweri Museweni. L'événement avait donné lieu à une séquence incroyable : sur des images vidéos, on peut voir Eron Kiiza être violemment malmené par des soldats en pleine audience, avant d’être envoyé en prison pour neuf mois sans inculpation formelle. Son tort ? Avoir commis une « faute professionnelle », selon la cour martiale.
Avant cela, « des militaires » avaient, selon un autre avocat de l’accusé, tenté d’empêcher les représentants de Kizza Besigye d’entrer dans le tribunal.
« Kidnappé » à Nairobi
En réaction, une manifestation a eu lieu, jeudi 9 janvier, pour réclamer la libération d'Eron Kiiza au cours de laquelle sept activistes ont été brièvement interpellés avant d’être remis en liberté.
Kizza Besigye a comparu pour la première fois le 20 novembre devant la cour martiale, quatre jours seulement après avoir été, selon son épouse, « kidnappé » à Nairobi où il était venu participer à la sortie du livre de l’opposante kenyane Martha Karua.
Au cours de cette première audience, l’ancien médecin personnel de Yoweri Museveni avait nié les accusations de détention de pistolets portées contre lui et contesté la compétence de ses juges. Alors que Kizza Besigye demande depuis le début de l'affaire à comparaître devant un tribunal civil, la question de la légitimité du tribunal militaire à le juger s'était une nouvelle fois retrouvée au coeur des débats, mardi dernier.
Autres articles
-
Éthiopie: des ONG s’inquiètent de possibles conscriptions forcées au Tigré
-
Zimbabwe: le Sénat adopte la réforme constitutionnelle prolongeant le mandat du président
-
Au Mali, le blocus jihadiste levé sur la route menant à Mourdiah et Nara
-
Procès du 28 septembre en Guinée : 10 ans de prison requis contre le colonel Bienvenue Lama
-
Cameroun: au procès de l’assassinat de Martinez Zogo, un expert évoque les liens de l’animateur avec la présidence




Éthiopie: des ONG s’inquiètent de possibles conscriptions forcées au Tigré


