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Procédure de destitution:Donald Trump menace tous azimuts et parle de "trahison"

Cela va faire une semaine, ce mardi 1er octobre, que les démocrates ont décidé de déclencher la premier étape d’une procédure de destitution. Après avoir accusé le coup, le président contre-attaque et menace. Au point qu’une sénatrice démocrate, ancienne magistrate, la candidate à la Maison-Blanche Kamala Harris, vient d’appeler à la suspension du compte Twitter du président, car c’est sur ce réseau social qu’il lance ces menaces.



Procédure de destitution:Donald Trump menace tous azimuts et parle de "trahison"
Dans un tweet, Donald Trump se demande s’il ne faudrait pas arrêter pour trahison le président de la commission du renseignement de la Chambre des représentants, l’élu démocrate en charge de l’enquête préalable à la procédure de destitution. 

C’est lui qui lance des assignations à comparaître, qui va mener dans les prochains jours, les prochaines semaines, des auditions pour rassembler des éléments qui détermineront s’il faut ouvrir ou pas une procédure de destitution. Quand il écrit "trahison", ce mot a un sens, ici c’est un crime passible de la peine de mort. C’est bien la première fois qu’un président suggère de faire arrêter un opposant politique pour un crime passible de la peine capitale.

Le lanceur d'alerte dans l'insécurité
Et puis il menace aussi le lanceur d’alerte. On ne connaît pas l'identité de l'homme qui a alerté la hiérarchie des services de renseignements, mais selon des experts, le détail et la précision du signalement laissent penser que c’est un officier de la CIA. 

Dans d’autres tweets, le président Trump menace aussi la taupe, au sein de la Maison-Blanche qui a informé le lanceur d’alerte. Il les compare à des espions, déclarant même, "vous savez ce qu’on faisait autrefois avec les espions et une trahison, n’est ce pas ?". Encore une référence à des exécutions. 

Le lanceur d’alerte est protégé par la loi, mais il craint pour sa sécurité. Selon ses avocats, une récompense de 50.000 dollars a été lancée pour toute information permettant de l’identifier. Les avocats ont démenti que ce lanceur d’alerte soit sous protection fédérale. 

Guerre civile et coup d'État
Et puis le président Trump parle aussi de la guerre civile. Il a en fait recopié le message lancé sur FOX News par l’un de ses conseillers spirituels, le pasteur d’une méga-église de Dallas. Dans le passé, ce pasteur controversé a laissé entendre que l’avortement a causé le 11 septembre, que Satan a fondé l’église catholique, bref c’est quelqu’un de tout à fait pondéré, qui accuse donc les démocrates de déclencher une nouvelle guerre civile. Une idée reprise, donc, par le chef du gouvernement dans l'un de ses tweets. 

Alors la Guerre Civile, c’est comme cela qu’on appelle ici la Guerre de Sécession, qui a fracturé l’Amérique, entre le nord et le sud il y a 150 ans, et qui a fait 620.000 morts.Certains soutiens du président vont plus loin et parlent de "coup d’État". 

Pour résumer, voici ce qu’a récemment écrit un éditorialiste de droite. "Est-ce que mes camarades conservateurs peuvent honnêtement soutenir ce genre de comportement ?". Selon lui, ces tweets, "à eux seuls, pourraient justifier la procédure de destitution ". 

RTL

Mardi 1 Octobre 2019 - 12:31



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