Au cours du procès en appel des 18 supporters sénégalais qui ont vu leurs peines de prisons confirmées, leur avocat, Me Patrice Kabou, visiblement révulsé par la «violation des droits» de ses clients, a demandé au Procureur marocain «de retourner à l’école pour apprendre» le droit.
«J’ai dit que le Procureur devrait retourner à l’école pour appendre les bases de la procédure pénale. Ils appliquent leur propre code pénal marocain, mais ce n’est pas parce que je viens du Sénégal que je connais moins bien qu’eux les procédures à suivre», a confié Me Kabou, dans une interview accordée à la Télévision nationale (RTS).
L’origine de la «colère» de Me Patrice Kabou
Lors de l’audience, la défense a demandé au président du tribunal de projeter les vidéos et photos qui incrimineraient les supporters sénégalais. «Le président du tribunal a dit que nous en débattrions plus tard. C’est alors que nous avons demandé de convoquer la CAF et la Fédération royale marocaine de football (FRMF) … Le président a encore dit qu’on verrait plus tard», a expliqué Me Kabou.
Toujours au cours du procès, le ton est monté d’un cran, quand le tribunal a rappelé à la défense que les vidéos et images n’étaient pas disponibles. «C’est là que j’ai dit au président que, bien que j’aie plaidé de nombreux dossiers au Sénégal et à l’étranger, c’est la première fois que je vois un tribunal dire : "la preuve n’est pas encore arrivée". A un moment donné, c’était un manque de respect de la Cour. Le président m’a demandé de retirer mes propos, mais j’ai refusé. Je ne retirerai pas cet argument parce que nos 18 compatriotes sont en prison», a expliqué la robe noire.
Pour rappel, à la fin de l’audience, le tribunal a confirmé les peines de prison des 18 Sénégalais. Celles-ci vont de trois mois à un an ferme. En attendant une grâce du Roi Mohammed VI, une option que le gouvernement du Sénégal privilégie, les trois personnes condamnées à trois mois de prison seront libérées le samedi 18 avril.
«J’ai dit que le Procureur devrait retourner à l’école pour appendre les bases de la procédure pénale. Ils appliquent leur propre code pénal marocain, mais ce n’est pas parce que je viens du Sénégal que je connais moins bien qu’eux les procédures à suivre», a confié Me Kabou, dans une interview accordée à la Télévision nationale (RTS).
L’origine de la «colère» de Me Patrice Kabou
Lors de l’audience, la défense a demandé au président du tribunal de projeter les vidéos et photos qui incrimineraient les supporters sénégalais. «Le président du tribunal a dit que nous en débattrions plus tard. C’est alors que nous avons demandé de convoquer la CAF et la Fédération royale marocaine de football (FRMF) … Le président a encore dit qu’on verrait plus tard», a expliqué Me Kabou.
Toujours au cours du procès, le ton est monté d’un cran, quand le tribunal a rappelé à la défense que les vidéos et images n’étaient pas disponibles. «C’est là que j’ai dit au président que, bien que j’aie plaidé de nombreux dossiers au Sénégal et à l’étranger, c’est la première fois que je vois un tribunal dire : "la preuve n’est pas encore arrivée". A un moment donné, c’était un manque de respect de la Cour. Le président m’a demandé de retirer mes propos, mais j’ai refusé. Je ne retirerai pas cet argument parce que nos 18 compatriotes sont en prison», a expliqué la robe noire.
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