Des présumés traitements inhumains et dégradants auraient été infligés aux opposants au régime de la junte dirigé par le capitaine Moussa Dadis Camara le 28 septembre 2009 et les jours suivants. Des sévices ordonnés notamment par le colonel Moussa Tiègboro Camara.
Des hommes de droit et de la société civile ont été, selon eux séquestrés, par cet officier de gendarmerie pendant plusieurs heures voire plusieurs jours dans un conteneur à l’intérieur même du camp militaire Alpha Yaya Diallo, alors quartier général de la junte. Me Thierno Souleymane Baldé, l’une des victimes, se rappelle : « Il nous a mis dans un conteneur. Personnellement, il m'a fait torturer de 8 heures à 2 heures du matin. »
Les personnes ont été retenues nuit et jour dans des conditions d’hygiène désastreuses. « Nous étions 11, plus deux personnes trouvées à l'intérieur du conteneur. Il fallait faire nous besoins à l'intérieur. Il n'y avait absolument aucun moyen d'obtenir un traitement décent », poursuit Me Thierno Souleymane Baldé.
Me Jean Moussa Sovogui, avocat du colonel Moussa Tiègboro Camara, dément formellement : « Mais il n'y a jamais eu de conteneur au camp Alpha Yaya Diallo ! Les services spéciaux étaient, certes, dotés de lieux de détention. C'est tout à fait normal. Des témoins viendront à la barre pour attester qu'il n'y a pas eu de conteneur, au niveau des services spéciaux, entre 2008 et 2009. »
À ce jour, des dizaines de victimes et de témoins ont été entendus par la cour criminelle qui juge les massacres du 28 septembre 2009 à Conakry.
Des hommes de droit et de la société civile ont été, selon eux séquestrés, par cet officier de gendarmerie pendant plusieurs heures voire plusieurs jours dans un conteneur à l’intérieur même du camp militaire Alpha Yaya Diallo, alors quartier général de la junte. Me Thierno Souleymane Baldé, l’une des victimes, se rappelle : « Il nous a mis dans un conteneur. Personnellement, il m'a fait torturer de 8 heures à 2 heures du matin. »
Les personnes ont été retenues nuit et jour dans des conditions d’hygiène désastreuses. « Nous étions 11, plus deux personnes trouvées à l'intérieur du conteneur. Il fallait faire nous besoins à l'intérieur. Il n'y avait absolument aucun moyen d'obtenir un traitement décent », poursuit Me Thierno Souleymane Baldé.
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