En conférence de presse, ce mardi les plateformes de la société civile (COSCE, WANEP, Sursaut Citoyen, Demain Sénégal, Euttu Jam et Sénégal Vote) sont revenues sur l'observation du déroulement du scrutin présidentiel. Ces organisations de la société civile ( OSC) ont salué la bonne tenue du scrutin et n'ont pas manqué de soulever des dysfonctionnements durant le processus électoral.
“Ce dimanche 24 mars 2024, le Sénégal a organisé l'élection présidentielle initialement prévue le 25 février. Cette élection qui est la douziéme depuis l'accession du Sénégal à l'indépendance en 1960 procéde de la culture démocratique de notre pays”, a déclaré Samba Barry, porte-parole du jour.
Selon lui, les “plateformes de la société civile ont déployé près de deux mille (2000) observateurs de court et de long terme sur l'ensemble du territoire national avec un taux de couverture des bureaux de vote très significatif.” “Ceci a permis de faire le monitoring du processus électoral afin d'en garantir la transparence à tous les niveaux”, a-t-il ajouté.
Les plateformes de la société civile expriment satisfaction pour la “bonne tenue du scrutin dans l'ensemble et la posture républicaine des différents candidats qui n'ont pas attendu la proclamation officielle des résultats pour reconnaitre le verdict des urnes et féliciter le vainqueur”.
Pour les OSC, le “processus ayant conduit à cette élection a été parsemé de difficultés qui ont failli ternir notre culture électorale et démocratique n'eussent été les décisions courageuses du Conseil Constitutionnel exigeant le respect du calendrier républicain”.
Cependant, des “manquements et dysfonctionnements ont été notés durant le processus électoral”. Elles ont formulé quelques recommandations.
Les plateformes de la société civile sur l'élection présidentielle demandent de “réformer la loi électorale notamment: renforcer l'indépendance des organes de gestion des élections, traiter le problème du parrainage, assurer l'accès intégral et sécurisé au fichier électoral et simplifier l'enrolement des électeurs; engager les réformes constitutionnelles sur la base des conclusions des Assises nationales et de la commission nationale de réforme des institutions; préserver et consolider les droits et libertés publiques; assurer l'indépendance des organes de régulation des médias et des télécommunications et l'indépendance des médias publics; appliquer de manière effective et crédible la loi sur la parité dans les instances électives et semi-électives; et l'élargir aux fonctions nominatives; respecter les engagements internationaux et régionaux en faveur de l'équité, de l'égalité et de la protection contre les discriminations et les violences”.
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