Le directeur général de Lion Rouge, Adrian Mill, mène un projet ambitieux destiné à rétablir la biodiversité en Afrique de l'Ouest. Établi au Sénégal depuis 16 ans, il aspire à travers ce projet, baptisé Grand Maka Yop Project, inspiré des grandes réserves africaines, de réintroduire le « Big Five », notamment le lion de l'Afrique de l'Ouest, l'éléphant de savane, le rhinocéros, le léopard et le buffle.
«Notre objectif est de constituer des réserves capables de protéger durablement la faune et la flore ouest-africaines», a-t-il déclaré lors d'un déjeuner de presse tenu, ce 5 mai 2026, dans un restaurant de la place.
Il a soutenu que cette initiative pourrait transformer le Sénégal en une nouvelle destination phare du tourisme écologique sur le continent. « Le Sénégal peut attirer une clientèle internationale en quête de safaris, sans nécessiter de longs déplacements vers l’Afrique australe », a-t-il souligné.
Restauration de plus de 13 000 hectares
D'après Adrien Mill, le choix du Sénégal n'est pas fortuit, étant donné que le pays offre des avantages importants pour la mise en place d'un tel projet, comme « sa stabilité, sa proximité avec les marchés touristiques occidentaux et ses ressources naturelles encore peu exploitées ».
Le projet ne se limite pas à la faune. Il prévoit également la restauration de plus de 13 000 hectares à travers un modèle d’agroforesterie durable. Cette approche vise « à régénérer les sols, restaurer les habitats naturels et améliorer la résilience climatique d’une région particulièrement exposée aux effets du changement climatique ».
Le directeur général de Lion Rouge a estimé que la biodiversité est en « danger » car plusieurs espèces emblématiques ont quasiment disparu du territoire sénégalais. « Il ne reste que quelques éléphants au Sénégal. Quant aux lions d’Afrique de l’Ouest, ils sont environ 200 dans toute la région, dont à peine une quarantaine en état de survie critique. Le rhinocéros, lui, a déjà disparu », a-t-il précisé. Face à cette situation, il a indiqué que « Lion Rouge entend inverser la tendance en recréant des habitats favorables à la faune sauvage ».
Il a également avancé que le site choisi bénéficie d'un potentiel existant notamment les forêts classées de Makayop Est et Makayop Ouest. « C’est la seule zone proche de Dakar qui offre déjà une base écologique exploitable pour un projet de cette envergure », a ajouté Adrian Mill.
Afin de lutter contre le braconnage et la dévastation des habitats, le projet envisage l'implantation de barrières sécurisées, en collaboration avec les communautés locales. Cette méthode favoriserait aussi « la réduction des conflits entre l'homme et l'animal tout en encourageant la régénération naturelle de la flore ». « Lorsqu’une zone est protégée, la nature reprend rapidement ses droits. Les arbres repoussent, et l’écosystème se reconstitue progressivement », a-t-il expliqué.
Selon lui, le déploiement du parc se fera par étapes, indiquant que « les éléphants, qui nécessitent de vastes espaces, seront introduits en dernier ». « Nous devons agir rapidement, car la pression humaine sur les ressources naturelles s’intensifie, notamment à travers la coupe de bois », a alerté Adrian Mill.
Modèle africain de restauration écologique
Avec un budget global estimé à plus de 120 millions de dollars, le Grand Maka Yop Project ambitionne de générer plus de 1 000 emplois directs et indirects, des bourses de formation et de recherche pour les jeunes de la région, une implication active des communautés, illustrée par un programme pilote de reforestation de 10 hectares, déjà réalisé avec succès. « L'ong les Femmes Forestières ont notamment joué un rôle clé dans les opérations de plantation et de sensibilisation, confirmant l’importance de l’ancrage communautaire du projet », a soutenu Adrian Mill.
Dans le cadre de son Etude d'Impact Environnemental et Social, Lion Rouge multiplie les consultations avec les populations. Selon le directeur général de Lion Rouge, plusieurs villages ont déjà manifesté leur volonté d’accompagner le projet, tandis que les discussions se poursuivent ailleurs dans un climat de concertation. Adrian Mill a annoncé que les équipes poursuivent ainsi les visites de terrain pour sensibiliser, informer et co-construire avec l’ensemble des parties prenantes.
La Brigade des Eaux et Forets de Koungheul figure parmi les partenaires clés, notamment dans la lutte contre le braconnage et la dégradation des ressources naturelles, d’après lui. « Notre ambition est de bâtir un modèle africain de restauration écologique et de développement inclusif, qui profite à la fois à la nature et aux populations », a-t-il souligné.
«Notre objectif est de constituer des réserves capables de protéger durablement la faune et la flore ouest-africaines», a-t-il déclaré lors d'un déjeuner de presse tenu, ce 5 mai 2026, dans un restaurant de la place.
Il a soutenu que cette initiative pourrait transformer le Sénégal en une nouvelle destination phare du tourisme écologique sur le continent. « Le Sénégal peut attirer une clientèle internationale en quête de safaris, sans nécessiter de longs déplacements vers l’Afrique australe », a-t-il souligné.
Restauration de plus de 13 000 hectares
D'après Adrien Mill, le choix du Sénégal n'est pas fortuit, étant donné que le pays offre des avantages importants pour la mise en place d'un tel projet, comme « sa stabilité, sa proximité avec les marchés touristiques occidentaux et ses ressources naturelles encore peu exploitées ».
Le projet ne se limite pas à la faune. Il prévoit également la restauration de plus de 13 000 hectares à travers un modèle d’agroforesterie durable. Cette approche vise « à régénérer les sols, restaurer les habitats naturels et améliorer la résilience climatique d’une région particulièrement exposée aux effets du changement climatique ».
Le directeur général de Lion Rouge a estimé que la biodiversité est en « danger » car plusieurs espèces emblématiques ont quasiment disparu du territoire sénégalais. « Il ne reste que quelques éléphants au Sénégal. Quant aux lions d’Afrique de l’Ouest, ils sont environ 200 dans toute la région, dont à peine une quarantaine en état de survie critique. Le rhinocéros, lui, a déjà disparu », a-t-il précisé. Face à cette situation, il a indiqué que « Lion Rouge entend inverser la tendance en recréant des habitats favorables à la faune sauvage ».
Il a également avancé que le site choisi bénéficie d'un potentiel existant notamment les forêts classées de Makayop Est et Makayop Ouest. « C’est la seule zone proche de Dakar qui offre déjà une base écologique exploitable pour un projet de cette envergure », a ajouté Adrian Mill.
Afin de lutter contre le braconnage et la dévastation des habitats, le projet envisage l'implantation de barrières sécurisées, en collaboration avec les communautés locales. Cette méthode favoriserait aussi « la réduction des conflits entre l'homme et l'animal tout en encourageant la régénération naturelle de la flore ». « Lorsqu’une zone est protégée, la nature reprend rapidement ses droits. Les arbres repoussent, et l’écosystème se reconstitue progressivement », a-t-il expliqué.
Selon lui, le déploiement du parc se fera par étapes, indiquant que « les éléphants, qui nécessitent de vastes espaces, seront introduits en dernier ». « Nous devons agir rapidement, car la pression humaine sur les ressources naturelles s’intensifie, notamment à travers la coupe de bois », a alerté Adrian Mill.
Modèle africain de restauration écologique
Avec un budget global estimé à plus de 120 millions de dollars, le Grand Maka Yop Project ambitionne de générer plus de 1 000 emplois directs et indirects, des bourses de formation et de recherche pour les jeunes de la région, une implication active des communautés, illustrée par un programme pilote de reforestation de 10 hectares, déjà réalisé avec succès. « L'ong les Femmes Forestières ont notamment joué un rôle clé dans les opérations de plantation et de sensibilisation, confirmant l’importance de l’ancrage communautaire du projet », a soutenu Adrian Mill.
Dans le cadre de son Etude d'Impact Environnemental et Social, Lion Rouge multiplie les consultations avec les populations. Selon le directeur général de Lion Rouge, plusieurs villages ont déjà manifesté leur volonté d’accompagner le projet, tandis que les discussions se poursuivent ailleurs dans un climat de concertation. Adrian Mill a annoncé que les équipes poursuivent ainsi les visites de terrain pour sensibiliser, informer et co-construire avec l’ensemble des parties prenantes.
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