Il s’agit de plusieurs dizaines de migrants de l’Afrique de l'ouest et du centre qui ont été arrêtés, par les autorités algériennes, sur leur lieu de vie ou encore sur leur lieu de travail. L’Organisation mondiale pour les migrations (OIM) encadre le déplacement de ces personnes, en situation irrégulière, et qui devraient se rendre à Agadez par la route.
A leur arrivée, les agents de l’OIM les séparent en deux groupes avec, les Nigériens d’un côté et les étrangers de l’autre. Ces derniers sont ensuite acheminés dans leur pays d’origine à savoir, le Ghana, le Mali, le Nigeria ou encore la Gambie.
Cependant, à Agadez, ces arrivées inquiètent les acteurs de la société civile à cause, tout d’abord, de l’ampleur du phénomène. Un responsable local estime à 200, le nombre de personnes qui doivent ainsi être accueillies ces jours-ci.
« Il n’y a pas de centres pour les loger », alerte cette source qui rappelle que « 700 personnes » refoulées le mois dernier, sont toujours « en attente » à Agadez.
Mains vides
Par ailleurs, ces personnes sont démunies, arrivent les mains vides et, faute de suivi, bon nombre tentent de nouveau ce voyage périlleux.
Amadou Oumarou, secrétaire général de l’Association d’appui aux refoulés, dénonce le manque de suivi de la part des politiques publiques.
« Les besoins sont énormes, dit-il. Il faut absolument trouver une alternative à tous ceux qui ont été refoulés et qui restent pendant un mois, deux mois, sans aucune activité. Certains, bien que refoulés, finissent par repartir d’où ils sont venus. La ville est devenue une rotation », explique-t-il.
La présence des migrants crée aussi de nouveaux besoins et déstabilise le quotidien de cette grande ville.
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