L'échange d'ambassadeurs, après vingt ans de rupture, était l'un des acquis de l'accord de paix de 2018. Or officiellement, au nom de l'Erythrée, il n'y a plus à Addis Abeba depuis le 30 mars que ce qu'on appelle un « chargé d'affaires en pied », le jeune diplomate Biniam Berhe, en remplacement de l'ancien ambassadeur Araya Desta, malade et qui a pris sa retraite. Dans le jargon diplomatique, ce titre désigne un diplomate « en poste de manière prolongé, en l'absence de nomination d'un ambassadeur ».
Quant à l'ambassadeur d'Ethiopie en Erythrée, le haut fonctionnaire Fekadu Beyene a été nommé le 17 mars. Mais ses lettres de créances n'ont pas encore été acceptées par le président érythréen Issayas Afewerki.
Cette dégradation protocolaire des relations entre les deux pays interroge donc la presse éthiopienne, qui titre comme le site pro-gouvernemental Borkena sur la « relégation » de la représentation diplomatique entre les deux pays pourtant alliés ou la radio Wazema, qui parle de « rétrogadation ». Mais du côté du ministère éthiopien des Affaires étrangères, on minimise la situation, expliquant qu'il s'agit d'une pratique courante entre deux nominations.
« Les canaux de communication essentiels, c'est-à-dire militaires, sont toujours actifs », explique de son côté le journaliste érythréen Amanuel Ghirmai, de Radio Erena. « Le président érythréen, continue-t-il, aime jouer avec les nerfs de ses partenaires pour conserver un levier de négociation. »
Quant à l'ambassadeur d'Ethiopie en Erythrée, le haut fonctionnaire Fekadu Beyene a été nommé le 17 mars. Mais ses lettres de créances n'ont pas encore été acceptées par le président érythréen Issayas Afewerki.
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