À Zemio, une règle tacite empêche les civils de circuler à plus de cinq kilomètres. Ici, pas de forces armées régulières, seulement un bataillon de la Minusca, la force onusienne. Et le quotidien dans la ville asphyxiée par le non-ravitaillement est compliqué par les hommes en armes. Mais il est difficile de parler des questions sécuritaires.
Un commandant de zone patrouille toute la journée sur sa moto. Rien ne lui échappe. Les populations sont limitées dans leurs activités. Par exemple, pas question de faire un rassemblement musical sans prévenir le chef.
Le plus difficile pour Zemio aujourd’hui totalement isolé est la taxation pour la traversée de la rivière imposée par les hommes en armes. Ce piroguier est contrôlé par les éléments armés juchés sous une petite paillote au-dessus du talus. Il nous donne les tarifs : « Les hommes 1 000 francs, les femmes 500 pour traverser ici. Ça dérange. »
Le responsable politique de la zone, Abubakar Garba assure que la ville est calme et que ces propos sont exagérés : « On n’a aucun problème ici qui nous dérange vraiment. Nous, on n’a pas de problème avec les populations qui sont ici. Les taxes qu’on demande là-bas, ce n’est pas pour les formalités. Quelqu’un qu’on trouve à la rivière là-bas il te demande une aide, si tu as 100 francs ou bien 200... ce n’est pas une taxe officielle. »
Depuis peu, un nouveau groupe d’hommes armés a aussi pris position dans la ville. Difficile de connaître leurs objectifs. Le sud-est de la Centrafrique est connu pour ses ressources en diamant et en or.
Un commandant de zone patrouille toute la journée sur sa moto. Rien ne lui échappe. Les populations sont limitées dans leurs activités. Par exemple, pas question de faire un rassemblement musical sans prévenir le chef.
Le plus difficile pour Zemio aujourd’hui totalement isolé est la taxation pour la traversée de la rivière imposée par les hommes en armes. Ce piroguier est contrôlé par les éléments armés juchés sous une petite paillote au-dessus du talus. Il nous donne les tarifs : « Les hommes 1 000 francs, les femmes 500 pour traverser ici. Ça dérange. »
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