Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a décrété l'"état de siège" dans deux provinces de l'est du pays frappées par la violence des groupes armés et des massacres de civils, a indiqué, vendredi 30 avril, le porte-parole du gouvernement.
Une "ordonnance" doit encore détailler les modalités d'application de cet "état de siège" annoncé dans les deux provinces du Nord-Kivu et de l'Ituri, a ajouté le porte-parole rendant compte vendredi soir du Conseil des ministres.
"Le président de la République a informé le Conseil des ministres de sa décision de proclamer, conformément à l'article 85 de la Constitution, un état de siège dans les provinces du Nord-Kivu et de l'Ituri", a déclaré Patrick Muyaya. "Une ordonnance présidentielle sera rendue publique dans les prochaines heures", a-t-il ajouté.
L'article 85 prévoit que le président proclame "l'état d'urgence ou l'état de siège" "lorsque des circonstances graves menacent, d'une manière immédiate, l'indépendance ou l'intégrité du territoire national, ou qu'elles provoquent l'interruption du fonctionnement régulier des institutions". "Il en informe la Nation par un message", ajoute la Constitution.
Jeudi, le président Tshisekedi avait prévenu qu'il préparait des "mesures radicales" face à l'insécurité dans l'est du pays.
Mardi à Paris, il avait demandé au président Emmanuel Macron l'aide de la France pour "éradiquer" dans la région de Beni (Nord-Kivu) les Forces démocratiques alliées (ADF), un groupe armé "à tendance islamiste, au discours islamiste et aux méthodes islamistes", selon lui.
Une "ordonnance" doit encore détailler les modalités d'application de cet "état de siège" annoncé dans les deux provinces du Nord-Kivu et de l'Ituri, a ajouté le porte-parole rendant compte vendredi soir du Conseil des ministres.
"Le président de la République a informé le Conseil des ministres de sa décision de proclamer, conformément à l'article 85 de la Constitution, un état de siège dans les provinces du Nord-Kivu et de l'Ituri", a déclaré Patrick Muyaya. "Une ordonnance présidentielle sera rendue publique dans les prochaines heures", a-t-il ajouté.
L'article 85 prévoit que le président proclame "l'état d'urgence ou l'état de siège" "lorsque des circonstances graves menacent, d'une manière immédiate, l'indépendance ou l'intégrité du territoire national, ou qu'elles provoquent l'interruption du fonctionnement régulier des institutions". "Il en informe la Nation par un message", ajoute la Constitution.
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