Kamituga, dans le Sud-Kivu, est l'épicentre de la maladie, touchant adultes, adolescents et enfants sans distinction. Selon l'Organisation mondiale de la santé, cette souche est potentiellement plus transmissible et dangereuse. En moyenne cinq nouveaux cas par jour sont enregistrés et l'hôpital de la ville est souvent proche de la saturation. Pour les autorités sanitaires, cette sous-estimation est due au manque d'accès aux zones rurales et à l'incapacité de nombreuses personnes à recevoir des soins médicaux adéquats. Depuis le début de l'épidémie, près de 1 000 personnes ont été infectées à Kamituga, et au moins huit d'entre elles sont décédées, dont quatre enfants.
Considérée comme le centre commercial de la province du Sud-Kivu, cette ville minière, qui compte environ 300 000 habitants, attire en permanence des mineurs, des travailleuses du sexe et des commerçants ambulants. Selon les experts, les cas identifiés dans d'autres régions de l'est de la RDC pourraient provenir de cette ville. Dans la province du Sud-Kivu, près de 6 000 cas ont été enregistrés depuis début 2024.
La RDC a déjà reçu plus de 265 000 doses de vaccins contre le MPOX. Les campagnes de vaccination devraient débuter dès le mois d'octobre mais pourraient ne pas toucher les zones reculées. Les autorités estiment qu'environ 3 millions de doses sont nécessaires pour mettre fin à l'épidémie dans le pays. Outre la RDC, le Burundi est également touché par le virus. Le pays a signalé 564 cas de variole du singe.
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