Toutes de noire vêtue avec des fanions, banderoles et affiches en mains, ces femmes ont manifesté pour la deuxième fois ce vendredi. Plusieurs centaines étaient réunies devant le siège de la mission onusienne, dans une avenue pleine d’ambassades. Issues des confessions religieuses, de la société civile et de partis politique, elles sont mobilisées pour exiger une enquête indépendante après l’assassinat, le 12 juillet dernier, du député d’opposition Chérubin Okende et obtenir la libération de Salomon Kalonda, bras droit de Moïse Katumbi emprisonné depuis plus de 50 jours.
Certaines, comme Solange Mafuta, sont membres du parti Ensemble pour la République. « La violence face à l’opposition est montée d’un cran. Nous avons sur les bras l’assassinat d’un homme d’État, Chérubin Okende. Nous sommes scandalisées et choquées. Nous demandons une enquête externe. Nous nous référons à ce que le chef de l’État a dit lui-même, il ne fait pas confiance à la justice de ce pays, donc nous ne faisons pas non plus confiance à la justice de ce pays. Et nous demandons qu’une enquête soit menée de manière sérieuse afin que la lumière soit faite sur ce crime odieux », tance-t-elle.
« Non-assistance à un peuple en danger »
Patricia, brandi près de la barrière une banderole à l’effigie de Salomon Kalonda, conseiller de Moïse Katumbi. « Nous déplorons son arrestation qui a été faite de façon crapuleuse », dénonce celle qui exige sa libération sans condition « parce que le dossier de ce dernier est vide ». Et d’ajouter : « Les faits dont il a été accusé sont aujourd’hui sans fondement ».
Si toutes ces femmes sont réunies aujourd’hui, c’est aujourd’hui car « rien n’est fait » contre « ces graves violences », regrette Anny Faray de la société civile, l'une des mobilisatrices. « Si la Monusco ne fait usage des bons offices, nous nous réservons le droit d’intenter une action en justice au niveau de la CPI contre la Monusco et contre toutes les ambassades qui sont ici pour non-assistance à un peuple en danger », ajoute-t-elle.
Après cette sommation, elle a déposé un mémorandum non seulement à la Monusco, mais également à l’ambassade des États-Unis.
Certaines, comme Solange Mafuta, sont membres du parti Ensemble pour la République. « La violence face à l’opposition est montée d’un cran. Nous avons sur les bras l’assassinat d’un homme d’État, Chérubin Okende. Nous sommes scandalisées et choquées. Nous demandons une enquête externe. Nous nous référons à ce que le chef de l’État a dit lui-même, il ne fait pas confiance à la justice de ce pays, donc nous ne faisons pas non plus confiance à la justice de ce pays. Et nous demandons qu’une enquête soit menée de manière sérieuse afin que la lumière soit faite sur ce crime odieux », tance-t-elle.
« Non-assistance à un peuple en danger »
Patricia, brandi près de la barrière une banderole à l’effigie de Salomon Kalonda, conseiller de Moïse Katumbi. « Nous déplorons son arrestation qui a été faite de façon crapuleuse », dénonce celle qui exige sa libération sans condition « parce que le dossier de ce dernier est vide ». Et d’ajouter : « Les faits dont il a été accusé sont aujourd’hui sans fondement ».
Si toutes ces femmes sont réunies aujourd’hui, c’est aujourd’hui car « rien n’est fait » contre « ces graves violences », regrette Anny Faray de la société civile, l'une des mobilisatrices. « Si la Monusco ne fait usage des bons offices, nous nous réservons le droit d’intenter une action en justice au niveau de la CPI contre la Monusco et contre toutes les ambassades qui sont ici pour non-assistance à un peuple en danger », ajoute-t-elle.
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